Comme une fontaine de bonheur – Placard et Louis-Jean au Zaricot

J’ai continué ma petite virée musicale hier soir en me rendant à St-Hyacinthe, nom prouvant l’amour propre de son fondateur, Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme (un nom comme ça, ça se voit pu), qui a renommé la ville ainsi, balayant le nom Maska du revers de la main (mais le gentilé, lui, résistera, avec Maskoutain. Pfft!).

Après m’être arrêté chez Fréquences — tout en me disant «non, tu ne dépenseras pas plus que 50$» — je me suis pointé au Zaricot pour attendre ce merveilleux spectacle que promettait l’alignement: Placard et Louis-Jean Cormier.

C’était plein. Genre, archi plein. J’ai failli ne pas pouvoir rentrer, si ça n’avait été de l’intervention d’un des musiciens, j’aurais peut-être frappé un mur et aurait été dans cette technopole agroalimentaire pour rien – ce qui aurait été un tantinet chiant étant donné que je demeure quand même à Sept-Îles… (bon, j’ai pas fait Côte-Nord-Montégérie spécifiquement pour ça, mais je n’avais rien à faire là pareil, c’était un détour avant mon retour dans le nord!).

Non seulement c’était plein, mais le public en était un admirateur. Il fallait voir les jeunes filles fondre devant la poésie de Louis-Jean. Les gars se gaver de ses côtés plus rock. La foule chantait déjà les paroles de son nouvel album, spontanément. Impressionnant.

Louis-Jean Cormier et sa bande (Adèle Trottier-Rivard, voix et percussions, Guillaume Chartrain, basse et banjo, Simon Pedneault, une armée de guitares (lui-même ne sait plus combien il en joue) et Marc-André Larocque, batterie) ont offert une prestation à la fois solide et généreuse. Une des plus belles facettes du groupe est leur complicité et leur plaisir, comme s’ils jouaient ensemble depuis un an déjà. C’est beau à voir et c’est contagieux.

Dans l’ensemble, on a droit à des versions un peu plus rock, ça rentre un peu plus dedans sur scène. La basse groove, la batterie est précise, les guitares de Simon et de Louis-Jean rockent et planent, se marient et créent un univers hypnotisant. Les harmonies vocales avec Adèle sont splendides.

Petit mot pour dire combien je suis content de voir Simon Pedneault avec Louis-Jean sur scène. C’est un guitariste que je suis depuis plusieurs années à Québec (Uberko, Who Are You, Pascale Picard, entre autres). Il est rempli de talent et j’espère que ce n’est qu’un début pour lui de collaborations aussi riches.

Je pourrais lâcher plein de qualificatifs dithyrambiques, ils colleraient pas mal tous. J’ai déjà hâte de le revoir. Et faites vite si ça vous dit aussi, parce que plusieurs dates affichent déjà complet!

En première partie, le très respecté Dany Placard nous a offert cinq chansons (environ). Il était seul, à la guitare. Toujours aussi authentique, toujours aussi drôle et intelligent, toujours aussi talentueux avec les mots et la musique. J’ai bien hâte d’entendre son nouvel album avec son groupe. Bientôt, espérons!

Ce soir, je termine ma petite tournée musicale dans Charlevoix pour Avec pas d’casque. Ensuite, retour sur la Côte-Nord et au boulot (et le cadran qui sonne à 4h du matin!).

Panache, Gros Mené et gros rock à Waterloo

Il y a des gens pour qui prendre des vacances, c’est d’aller niaiser sur une plage dans le sud. Moi, durant mes vacances, je me promène dans le Québec pis je vais voir des spectacles (pis j’ai plein de plages où je reste, sur la Côte-Nord, de toute façon).

Ce premier d’une série de trois en autant de jours n’était rien de moins que Gros Mené, cette bête rock de Fred Fortin, avec en première partie les très sympathiques Panache.

Le gros poisson, propulsé par Fred Fortin, Olivier Langevin, Pierre Fortin et Nicotine, a livré la marchandise: balancer du bonheur musical sous forme de gros rock à la fois gras et finement ficelé.

Principalement eu du stock de Angus Dei, si ce n’est Grandes jambes du répertoire de Fred et Ski-doo du premier album sorti il y a pas mal d’années. Certaines personnes ont tenté de faire des demandes spéciales, mais à part la motoneige noire, jaune et orange moutarde, pas de vieux stock au menu.

Tout ça mis ensemble a quand même donné un savoureux et explosif 50 minutes – qui a passé trop vite, évidemment.

En première partie, Panache a très bien réchauffé la foule. Je ne crois pas que plusieurs connaissaient la formation, mais la réponse était bonne, tout de même, si ce n’est que la tentative de faire chanter n’a pas fonctionné. Mais la foule ne se fichait pas d’eux pour autant. Elle prêtait l’oreille. Certains ont hoché la tête. Signe incontestable d’appréciation.

Faisait un bout que j’avais vu Panache et ça été une belle surprise de les voir en première partie. Leur pop-rock me fait ben sourire pis j’ai toujours eu un faible pour Carl-Éric Hudon.

C’était ma première visite à Waterloo et à sa Maison de la culture et celle-ci est fort chouette. Une ancienne église reconvertie en salle de spectacle. Elle n’a pas autant de cachet que l’Anglicane de Lévis, mais la conversion a été bien faite. Charmé.

Demain, Placard et Louis-Jean Cormier à St-Hyacinthe. Miam!

Coup de grâce, jour 1: le diable était dans grange!

Il pleuvait sur la route. Il a plu tout le long — huit heures de route séparent Sept-Îles et St-Prime. Mais comme ça l’air qu’on n’est pas faite en chocolat, ceci n’arrête pas l’aventurier musical que je suis. Pis les paysages étaient beaux pareil — pour vrai, la 138 sur la Côte-Nord est magnifique, comme la 172, qui relie Tadoussac et Chicoutimi, parmi les plus belles routes du Québec.

Première impression: la fameuse Grange, c’est vrai qu’elle est vraiment cool. C’est pas un vieux bar qui se la joue cool en adoptant une couleur cowboy. Nanon, c’est une vraie grange. Vieille. Avec du gros et vieux bois. Et juste du bois. Rien d’autre. Fak, va-t’en pas fumer en dedans. Prends-le dehors, ton joint, l’ami! Pis c’est en plein coeur du village. Juste pour ça, St-Prime se démarque de plusieurs autres festivals.

La soirée d’hier soir a commencé avec Cargo Culte, un tout nouveau groupe, qui sortirait un premier album en février, et qui regroupe Alex McMahon à la batterie (oui oui, le claviériste, là), JF Lemieux à la basse et Séba à la voix. Notons que c’était leur baptême de scène.

Toute une charge. On pourrait faire plein de jeux de mots sur un cargo qui fait des grosses vagues. Les grooves sont franchement électro, avec une énergie bien rock. Et le flow unique à Séba par-dessus. Résultat? Une particulière bibitte hip hop. JF Lemieux nous sort des lignes à la fois sèches et précises (mais qui groove), assez dans ta face. Et ça a l’air à l’amuser en diâble.

Séba nous a pondu des textes toujours aussi cinglants, pointant du doigt notre société moderne, à coup de phrases et d’images ironiques et cyniques. Il était en grande forme, parfois théâtral, parfois rocker, parfois comme un vrai mc, souvent tout ça en même temps.

Une foule bien présente. Certains ont semblé apprécier pour vrai. D’autres semblaient attendre le prochain groupe… Pour ma part, j’ai bien hâte d’entendre ça sur disque.

Bernard Adamus a eu droit à un public déjà conquis. À moins que la foule ne connaissait les chansons par un pur hasard. Le public te chantait ça avec bonheur et avec alcool — donc pas toujours comme il faut, mais l’amour était là, ça oui!

Première fois que je voyais le Bernard depuis la sortie de No.2. Nouvelle formule, où il est accompagné d’une batterie et de trois cuivres (trompette, trombone et sousaphone). Parfois l’un lâchait son instrument pour aller faire des notes sur un clavier. Pis c’était vachement intéressant! Les nouveaux arrangements de certaines vieilles pièces étonnent mais charment!

Le seul bémol était le son. Ça ne semblait pas facile faire sonner tout ça dans les circonstances. Tous les instruments étaient un peu effacés. Le mix était mou, flou.

Il restait encore quelques prestations, dont les Dales Hawerchuk, Julien Sagot, Lisa Leblanc et Plants & Animals… Malheureusement, j’étais claqué. J’étais debout depuis presque 24h, la route et la semaine dans le corps… Je pensais pouvoir me reposer un 15 minutes et revenir à l’attaque, mais finalement, ça été la fin. Dommage, mais c’est la vie!

Ce soir, au menu, à St-Prime.Jimmy Target & The Triggers, Plaster, Mr Magnetix, Pierre Fortin, Mara Tremblay et Isabeau et les chercheurs d’or!

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Toucher le bonheur au Festi Jazz de Rimouski

Il faisait fichtrement beau à Rimouski en fin de semaine. Un gros soleil, une belle chaleur. Il y avait un peu de paradis dans ce coin du Bas-Saint-Laurent.

Après avoir passé l’après-midi au Bien et Malt, j’ai été lire sur la grève de la Pointe aux Anglais au Bic, assis sur un énorme tronc d’arbre. Ça a l’air bien anecdotique de raconter ça, mais ça explique peut-être l’état d’esprit dans lequel je me suis présenté au Festi Jazz de Rimouski, en tout début de soirée.

J’étais zen, calme, serein. Et sans le savoir, c’était exactement le «mood» dans lequel il fallait être pour Robert Glasper Trio.

Robert Glasper est un pianiste texan et son trio, c’est lui avec une batterie et une contrebasse. La formule classique, en gros.

Il a de l’attitude, ce Rob G. En fait, il pige beaucoup dans le hip hop pour son attitude et dans sa vision musicale. Il souligne imaginer qu’un MC puisse balancer son flow sur ses pièces, lorsqu’il compose. Ce qui arrive de temps à autre, aussi.

Il y a donc du hip hop dans son jazz, mais aussi du soul, un brin de rock. Ça se déplace parfois dans plusieurs directions dans la même pièce.

Le trio a passé la soirée à nous surprendre et à nous épater. Que ce soit par leur technique irréprochable ou leur capacité à laisser un des membres à faire un solo planant ou endiablé durant plusieurs minutes pour soudainement puncher tous ensemble le temps d’une note (et laisser le soliste repartir dans sa lancée), ou revenir sur la mélodie de base sans avertissement. Sans parler du bonheur de les entendre aller dans la même direction, mais dans des chemins tellement différents.

J’ai été à la fois élevé, vitaminé et vidé par cette prestation magique. S’il m’a fallu la moitié de la première pièce pour rentrer dans cette bulle musicale, ça m’a pris du temps en sortir, même après la prestation.

Dehors, à la fin, il y avait Élage Diouf sous le chapiteau. Sa musique m’a paru terriblement fade. Ce n’est pas contre sa musique, mais je devais prendre le temps de digérer ces près de deux heures.

Je suis donc retourné au Bien et Malt pour rester dans une ambiance jazzé. Et là seulement j’ai pu redescendre sur terre, retrouver les vaches du plancher.

Malheureusement, les deux tiers du public du bar semblait se foutre qu’il y ait un trio en train de jouer un jazz standard, jasant sans aucune gêne. Dommage.

J’aurais aimé faire un trou au Cégep voir le Sylvain Provost Trio et le Jam Session (où tous les artistes du festival sont invités à venir jammer), mais j’étais vidé, étrangement. Est-ce Glasper ou les deux pintes de bière? À moins que ce ne soit mon horaire de semaine (où le cadran sonne à 4h du mat’)?

Toujours est-il que j’ai terminé ça dans ma très poche chambre de motel en écoutant quelques épisodes de la bien drôle série La Job, la version québécoise de The Office qui n’a duré qu’une saison.

Deux soirées, quatre spectacles. J’aurais cru en voir plus, j’aurais bien aimé pouvoir rester le dimanche, et ainsi en profiter davantage (particulièrement Yannick Rieu), mais le travail m’obligeait à être de retour sur la Côte-Nord pour le lundi matin. Tout de même, j’ai vu les trois principaux que je voulais voir. Je me reprendrai l’année prochaine, Festi Jazz, et je jure que là, j’en verrai davantage! De toute façon, avec Plaster, Galaxie et Robert Glasper Trio, je suis déjà conquis.

Retour sur Leif Vollebekk au Graffiti de Port-Cartier

Ça faisait un bout que je voulais voir ce Leif Vollebekk sur une scène. Et j’ai été patient, pas mal patient. J’ai appris à l’être depuis que je demeure sur la Côte-Nord!

Mini tournée dans la région, cette semaine, avec un premier arrêt à Port-Cartier et un second à Sept-Îles.

Si j’avais à résumer le spectacle au Graffiti de Port-Cartier qu’en trois mots, j’utiliserais « magique », « beau » et « délice »… ou encore « douceur ».

Devant un public très très attentif, l’expression « écoute religieuse » pourrait s’appliquer si on voulait aller dans les clichés, Leif Vollebekk et ses deux musiciens ont présenté les pièces de son premier disque, Inland, ainsi que de nombreuses nouvelles chansons qui seront sûrement sur le nouvel album qu’il prépare et qui devrait sortir cet été (ben oui! l’été! c’est rare durant la chaude saison, on le sait). Il s’est dit « impatient » de les présenter, ses nouvelles compositions.

Le multi-instrumentiste n’a utilisé qu’à deux reprises son violon, pour créer des boucles sonores. Sinon, il se laissait aller sur l’une de ses trois splendides guitares et un de ses harmonicas, entre deux envolées vocales. La complicité avec son contrebassiste et son batteur est visiblement franche, et toute en finesse, comme sa musique.

Je me suis senti enveloppé par ses riches atmosphères, à la fois feutrées et subtiles, impalpables et chaudes, du début à la fin. Je fermais les yeux et je me laissais bercer, voire immerger par ce doux flux mélodique. Dans sa voix, on ressent toute sa sensibilité, que j’ai déjà comparée à celle d’un sismographe dans une critique de son disque, tant il y a de la nuance dans ses émotions.

Le seul bémol de cette soirée est sa longueur. En fait, quand on y pense, 70 ou 75 minutes de spectacle, sans entracte, c’est très respectable, mais le tout a tellement passé vite, que j’en aurais pris encore. Et le public aussi!

Retour sur Karkwa à Sept-Îles

Karkwa à Sept-Îles. Je me disais que la visite de la formation devait être spéciale. Après tout, Louis-Jean Cormier vient de la ville et à peu près tout le monde ici sait qui il est. Mais finalement… pas tant que ça. Je veux dire, le monde sait qui il est, du moins, sait qu’il joue de la musique et qu’il gagne sa vie avec ça, qu’il gagne des Félix, mais de là à dire que les Septiliens écoutent sa musique, c’est autre chose, on dirait.

Je me disais que Karkwa devait attirer au moins 400 personnes à Sept-Îles. Ce genre de groupe n’en attire pas tant habituellement dans une ville de 30 000 habitants, mais encore une fois, je me disais qu’avec un des leurs à la tête, ça devait aider à l’engouement. Le retour d’un enfant prodige, en quelque sorte. Mais non, pas tant que ça. Pourtant, la grande Salle Jean-Marc-Dion, qui peut contenir environ 840 personnes, a été remplie une semaine auparavant pour une artiste locale qui n’a même pas un démo encore en poche.

Au total, peut-être 300 personnes sont venues voir Karkwa à l’Auditorium du Cégep de Sept-Îles. Ce qui n’est pas un échec. Cette salle de 170 places, environ, n’a peut-être pas été remplie le premier soir, mais l’a été au second. Si je fais fi du fait que le chanteur et guitariste vient du coin, c’est une bonne performance pour ce genre de groupe.

Ouin, mais le show lui?
Je ne sais pas combien de fois j’ai vu le groupe en prestation. J’étais déjà là au lancement du premier album, en 2003. Ma vision est différente de la plupart des gens qui les découvrent parfois encore. Et je remarque peut-être plus les trucs négatifs, lorsqu’il y en a.

Karkwa, c’est toujours bon en prestation. Les cinq musiciens sont solides, de merveilleux techniciens et après tant d’années ensemble, ils ont une forte chimie que peu de groupes peuvent se vanter d’avoir. Même un spectacle normal d’eux demeure une coche au-dessus de tout ce qu’il se fait normalement au Québec et au Canada, en matière de rock.

Mais c’était une performance normale, vendredi soir dernier. La foule a été un peu timide, a pris du temps à en redonner au groupe. Elle a bien chanté à la fin lors du rappel avec Le vrai bonheur, mais elle a pris du temps quand même. Il a fallu que Louis-Jean leur demande de se lever. Un truc fréquent dans les salles avec des sièges. Je n’ai pas senti cette énergie qu’il se crée parfois entre eux et le public.

Par contre, j’ai aimé pouvoir tous les observer et bien les écouter. Les instruments étaient bien divisés. La basse se démarquait davantage du clavier et de la guitare et j’ai pu entièrement apprécier le jeu subtil, mais précis, de Martin Lamontagne. Autant j’aime leur mur de son où tout s’entremêle sur disque, autant cette fois-ci j’ai aimé cette légère séparation, savourant le clavier psychédélique de Frank Lafontaine, les mélodies de Louis-Jean, l’énergie tribale de Julien Sagot et la précision de Stéphane Bergeron derrière sa batterie.

Je salue aussi la version rock de Marie tu pleures. Je n’avais même pas reconnu le riff de guitare avant que Louis-Jean ne prononce les deux premiers mots! La nouvelle version de Red Light était également étonnante et intéressante.

Tout n’était pas parfait, mais c’était quand même une très belle soirée. Comme je disais en introduction, ça fait tant de fois que je les vois qu’il est maintenant dur de déclasser certaines prestations épiques. De toute façon, Karkwa, ça fait toujours du bien. C’est un bonbon musical, un incontournable pour ma santé mentale.

Les Tireux d’roches à Sept-Îles

Les Tireux d'roches

La saison estivale à la Salle Jean-Marc-Dion est à l’inverse de la plupart des autres salles en région qui profitent du ROSEQ: elle est courte. Très courte et très concentrée, même. Cinq spectacles en deux semaines. Le premier de la série était Les Tireux d’roches, qui entamaient une tournée dans l’Est-du-Québec à Sept-Îles.

Pour l’été, les spectacles à la grosse salle de Sept-Îles se font sur la scène, en formule cabaret. C’est intime, c’est plaisant. Surtout que cette ambiance se marie parfaitement à la convivialité des Tireux d’roches. Leur musique trad enjouée et leurs contes ô combien divertissants éliminent vite la barrière qui s’installe parfois entre les musiciens et la foule. On les sentait accessibles et ouverts à l’interaction.

Chapeau à la troupe de la Mauricie qui a joué comme si on était 200… alors qu’on était qu’une trentaine seulement. Non seulement ça ne s’est pas senti dans leur présence, mais ils ont été très généreux, jouant deux bonnes heures, sans entracte. Et lorsque je me suis dit que le spectacle semblait plus long que la normale, ils annonçaient la dernière chanson. Comme quoi c’était long, mais pas ennuyant.

Les Tireux d'rochesLes Tireux d'roches

Le trad des Tireux d’roches est intéressant, sortant de l’instrumentation habituelle: aucun violon, bon, de l’accordéon, oui, de l’harmonica aussi, et de la guitare, mais aussi de la flûte traversière, du saxophone, du bouzouki, du banjo et un percussionniste précis, allumé et dynamique, maniant caisse claire, podorythmie, cajón, tantôt avec les mains, tantôt avec des baguettes. Le violoncelle a récemment été remplacé par une basse. Bref, le mix est riche, entre le traditionnel et la musique du monde.

J’étais beaucoup plus amateur de musique traditionnelle il y a sept ou huit ans, mais un groupe comme Les Tireux d’roches m’y ramènent aisément.

Les Tireux d'roches

Les Tireux d'roches

Les Tireux d'roches

Les Tireux d'roches

Les Tireux d'roches

Les Tireux d'roches

Plus de photos des Tireux d’roches par ici.