Jouer dans une autre ligue

La première fois qu’on s’est vus, j’étais intimidé. C’est niaiseux, je suis intimidé par la beauté. Surtout quand je trouve la personne inaccessible, quand je me dis que je n’aurais aucune chance, une beauté trop belle pour un gars ordinaire comme moi.

Dans ces moments, je regarde du coin de l’oeil, comme si je n’avais pas le droit.

La deuxième fois, alors qu’on apprenait à plus se connaître, je me suis dit que ta beauté devait parfois te peser. Pauvre toi, que je me disais, prise malgré toi à devoir repousser souvent des gars lourds qui essaient de te cruiser, juste parce que tu es sexy, sans porter attention à qui tu es vraiment. Souvent, être sexy intimide les bons gars, mais attire les morons.

Puis je me suis imaginé toutes les fois où tu as sûrement dû prouver que tu étais aussi intelligente, curieuse, créative, allumée et fonceuse.

Sans dire que la laideur est plus facile à vivre, loin de là, ça ne veut pas dire que la beauté n’a pas ses fardeaux non plus.

Je t’ai trouvée belle dès la première fois, mais c’est à force de discuter que je t’ai trouvée charmante. C’est en te voyant interagir avec les autres que j’ai vu ta vraie lumière. C’est en découvrant ce que tu fais que je t’ai trouvée vraiment belle.

Pis que je suis devenu encore plus gêné.

Si quelqu’un m’arrivait avec une théorie que telle personne n’est pas dans la même ligue que lui, je l’obstinerais. C’est une fausse impression, une mauvaise lecture. Il n’y a pas de ligues, de gens inaccessibles, il n’y a que du monde qui fittent ou non ensemble, que des gens qui se croisent et développent des liens ou non.

Je crois profondément que je ne suis pas mieux que personne, mais ni pire que personne non plus.

Malgré tout, je pense à ce que tu es, avec tout ce que tu es, avec une personnalité aussi complexe et une beauté aussi frappante, et je ne vois pas comment je pourrais avoir la moindre chance. Une fille comme toi ne s’intéresse habituellement pas aux gars comme moi. À tort ou à raison. Ça n’arrive jamais. Rarement dans les films, encore moins dans la vie.

Parce que je ne suis pas assez beau. Parce que je suis trop hors norme avec mon corps. Parce que je ne suis pas sexy. Parce que je suis probablement plus un mâle oméga qu’alpha (en fait, plus queer que mâle, j’imagine). Parce que je suis plus vulgaire que sophistiqué.

Je dis ça et je ne sais même pas exactement ce que tu aimes, n’ayant jamais rencontré un de tes partenaires. Je pense bien que certains de ces trucs ne t’intéressent pas non plus, mais qu’importe ce qui doit t’allumer, je demeure persuadé que même si j’ai quelques-uns des morceaux, je dois quand même en manquer.

Ne serait-ce que parce que je n’ose pas.

Tu n’es habituellement pas mon genre de fille, non plus. Une partie de moi se dit que je ne dois donc pas être ton genre de gars non plus.

///

Mon ex et moi avons entretenu une amitié plusieurs années avant d’être ensemble. Tout ce temps, j’étais un peu l’amoureux qui faisait du déni. Avec le recul, je vois bien que j’étais plus l’amoureux en attente et non pas tant le meilleur ami. Cliché, mais vrai.

C’est arrivé souvent qu’on vienne la cruiser pendant qu’on prenait une bière ensemble dans un bar, ou dans d’autres lieux publics. Je n’étais jamais considéré comme un potable chum. On me prenait pour son ami, sa famille, son collègue, bien des trucs, mais jamais son copain. Des petits coups qui ont creusé petit à petit une cicatrice. Sûrement dû à cet amour que j’étouffais, consciemment ou non.

Pendant les près de trois ans qu’on a été ensemble, j’ai parfois senti dans le regard de certaines personnes un étonnement. Cette belle et intelligente rousse est avec ce gars-là?! Ah oui? J’avais l’impression de lire dans leur regard : « Mais qu’est-ce qu’il a pour que tu sois avec lui?! Comment ça? »

J’ai aussi parfois eu des commentaires qui se voulaient gentils, mais qui sous-entendait tellement. Des commentaires disant que non seulement c’était chouette que je sois en couple, mais en plus, avec une telle fille. Comme si j’avais plus que ce que ces gens auraient osé espérer, comme si ça les impressionnait.

C’était peut-être dans ma tête dans certains cas. Peut-être bien vrai dans d’autres. Rendu là, je sais que le problème est beaucoup plus dans ma tête que dans le regard des autres.

Je n’ai jamais douté de son amour, mais j’ai parfois senti le jugement des autres, venant alimenter ma triste vision biaisée.

N’empêche, ça renvoie à cette image que les gros et les grosses devraient sortir avec des gros et des grosses. Les nain.e.s avec les nain.e.s. Comme si les différentes formes de corps ne pouvaient pas se mélanger. Les « sexy » avec les « sexy » et les autres, entre eux.

J’ai beau ne croire pas à cette idée. J’ai beau me dire que c’est de la merde, des gens y croient et l’alimentent. Je ne suis pas fier de dire ça, mais ces personnes ont réussi à semer cette mauvaise herbe dans ma tête, qui repousse tout le temps, comme du maudit chiendent.

Pis ça fait que je n’ose pas te proposer de prendre un café.

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Jouir

Troisième de trois textes écrits pour la soirée Spoken Word Québec du dimanche 17 juin 2018 pendant le Simili festival, à la Korrigane. Merci aux musicien.ne.s pour l’accompagnement!

Premier texte: Plus fort que la nature
Deuxième texte: Seins à l’air

JOUIR

Je te ferais un cunnilingus
Sans rien attendre en retour
Juste pour le plaisir de t’en donner 

Juste pour entendre ta respiration changer
Juste pour te faire perdre le contrôle de tes cordes vocales
Juste pour que ton cerveau ne pense plus qu’au plaisir
Juste pour ressentir le moindre de tes frissons
Juste pour te donner l’impression de flotter pendant quelques minutes

Je te ferais un cunnilingus
Juste parce que j’aime ça te faire jouir

Seins à l’air

Deuxième de trois textes écrits pour la soirée Spoken Word Québec du dimanche 17 juin 2018 pendant le Simili festival, à la Korrigane. Merci aux musicien.ne.s pour l’accompagnement!

Premier texte: Plus fort que la nature
Troisième texte: Jouir

SEINS À L’AIR

Scandale dans le milieu scolaire
Des jeunes femmes disent non aux soutiens-gorges
Aux brassières
Aux caches sexe

Scandale, il ne faudrait pas voir la forme
Encore moins le mamelon du haut de sa forme

Le hic, c’est que ça pourrait exciter les gars
Les lesbiennes, on ne sait pas, on en parle pas

Pis encore
Sous prétexte de ne pas sexualiser
On résume le corps à un objet sexuel

L’art de rater son message

Peut-on en revenir des seins?
C’est magnifique des seins
Mais le sexe ne se limite pas aux seins

Moi je tripe sur les ventres
Rien de plus sensuel qu’un ventre

Ventre plat ou rond, moelleux ou plus ferme
Toutes les formes ont la capacité de m’émouvoir

Moi, je capote sur les lèvres
Difficile de faire plus enivrant que des lèvres qui t’embrassent

Lèvres rondes, minces, pulpeuses ou en forme de papillon
La capacité de tendresse et de douceurs des lèvres me fait fondre

Moi, je m’extasie devant les taches de rousseur
C’est comme une œuvre d’art sur la peau – qu’aucun tatou ne peut accoter

Des tâches rousses, brunes, foncées ou pâles, d’été ou permanentes, sous les yeux ou partout
Comme si une magie blanche me jetait un sort

Des personnes fantasment sur les fesses, d’autres les pieds
d’autres jouissent juste à écouter quelqu’un leur parler

La sensualité et le sexe dépassent les mamelons
Les seins sont plus grands que le sexe

Le linge n’a pas été inventé pour cacher nos corps
ni pour prévenir les agressions

Les Inuits ne s’habillent pas plus que nous autres parce qu’ils sont plus pudiques
C’est juste parce qu’il fait plus frette là-bas qu’icitte

Plus fort que la nature

Premier de trois textes écrits pour la soirée Spoken Word Québec du dimanche 17 juin 2018 pendant le Simili festival, à la Korrigane. Merci aux musicien.ne.s pour l’accompagnement!

Deuxième texte: Seins à l’air
Troisième texte: Jouir

PLUS FORT QUE LA NATURE

La publicité disait : une vraie force de la nature

Pas Capitaine America
Ou un ouragan
Ni François Legault
À propos d’un truck

Dire qu’un truc mécanique est une vraie force de la nature
Même le cuir sur les bancs n’est pas naturel

Être fort, c’est tellement important
Dominer, c’est tellement viril
Donc être viril est vraiment important

Menacer de mettre une balle entre les yeux des manifestants
C’est tellement viril

Rire du look de Safia Nolin ou de Hubert Lenoir
C’est tellement viril

Être président des États-Unis d’Amérique
C’est tellement viril

Proposer des prêts à 500% d’intérêt
C’est tellement viril

Violer du monde
C’est tellement viril

C’est comme si être viril était contre nature
Comme si on avait inventé la loi de la jungle pour excuser d’agir en salauds

Prétendre qu’un truck qui détruit la nature est une vraie force de la nature
C’est comme dire que le renouveau est dans la continuité
Est-ce qu’être con c’est aussi être viril?

Bof

On poursuit la tradition avec la publication du texte écrit pour le micro ouvert de la dernière soirée du Collectif RAMEN, le 18 mai, à la Librairie St-Jean-Baptiste dont le thème était «Mois de meh».

Qu’est-ce qui me fait dire «meeehh» ou «bof»? Voici ce que j’ai pu sortir en trente minutes. La liste aurait pu être plus longue si j’avais eu plus de temps, ce qui me fait dire que cette contrainte était une bonne chose.

BOF
(ou la liste des choses qui me font dire bof)

Les allergies qui commencent avec les bourgeons et qui se terminent avec le froid
Internet qui plante
Facebook qui ne loade pas
Quand Nomade n’est pas vraiment synchro avec les autobus
Manquer l’autobus
Être fatigué
La charte des valeurs du PQ
Le test des valeurs de la CAQ
Faire croire qu’on a une crise avec les accommodements raisonnables
Utiliser l’expression « immigration illégale »
Le détournement du mot progressiste
Les stations-services qui font maintenant payer pour gonfler nos pneus
Une toilette bouchée
Les personnes scandalisées par Hubert Lenoir
Être coincé avec plein de vieilles batteries parce qu’il ne faut pas les jeter mais que je vais jamais dans un écocentre
Me faire des lunchs
Des poutines avec pas assez de fromage
Le goût de la Pabst
Les automobilistes qui accélèrent dangereusement après avoir été ralentis par un piéton
L’absence de piste cyclable est-ouest autour de la rue St-Joseph
La plus récente une du magazine Urbania avec Richard Martineau
Le sourire d’Andrew Sheer
Le mariage de chose pis du petit fils d’Élisabeth deuxième du nom
MétéoMédia
Les bulletins de circulation
Faire ses rapports d’impôts
Pauline Marois qui pense que la parité politique va se faire tout seul
Les événements avec un nom anglophone
Les centres d’achats
Les galas en général
La compétition en général
Ceux et celles qui se pensent mieux que les autres
Me coucher quand il fait encore soleil
Mes collègues journalistes qui ne comprennent toujours pas le black bloc même si ça fait 20 ans que ça existe
Plusieurs caricatures de Ygreck
Ce que pense Kanye West
L’humour de Guy Nantel
La nouvelle chanson des Backstreet Boys
Toutes les saisons de La Voix
Pis District 31
Les réunions en appel conférence ou sur Skype
Parler sur Skype en général
La cruise – pourquoi on dit pas juste : tu me plais, veux-tu apprendre à me connaître?
Être incapable de te dire que tu me plais
Ne pas savoir comment terminer une liste de choses qui me font dire bof

Parler seul

Texte écrit pour la soirée du Collectif Ramen du 20 avril dernier, toujours à la Librairie St-Jean-Baptiste. Le thème était Bacchanales, j’ai plutôt opté pour un sujet qui me prend beaucoup la tête depuis plusieurs semaines, mes (in)aptitudes sociales.

PARLER SEUL

Pourquoi dis-tu que le ciel est bleu?
Parce que quand je le regarde, il est bleu.

Pourquoi est-il bleu?
Je ne sais pas pourquoi, mais je sais qu’il est bleu.

///

Elle m’a organisé un surprise pour ma fête. Rien de gros, juste quelques amies pour prendre une bière alors que je pensais qu’on serait juste trois. C’était super gentil.

Toutes ces personnes sont mes amies, mais c’est sa gang. Toutes ces personnes étaient ses amies à elle avant de devenir mes amies.

Elle aurait invité mes ami.e.s si j’en avais eu.e.s. Mais qui?

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Adolescent, on me traitait de nerd ou de bolé. Que je connaissais déjà ce que le prof essayait de nous apprendre me donnait un air bizarre. Je me suis mis à retenir que je savais des choses.

À cette époque, je croyais que mon absence d’ami.e.s étaient parce que tout le monde était con.

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En un an sur la Côte-Nord, elle a eu beaucoup de plus de visites que j’en ai eues en six ans. Pour être honnête, je suis même surpris d’en avoir eu quatre. J’aurais misé sur la moitié seulement.

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Au début de ma vingtaine, on me traitait de vieux sage, de vieille âme. Je n’ai jamais trouvé que ça sonnait cool. Pas insultant non plus. J’ai fini par m’en amuser. C’était un des rares compliments qu’on me faisait dans la vie, aussi bien en faire mien.

Au fond de moi, quand même, je trouvais que ça me traçait une ligne un peu triste, un peu grise, comme Gandalf. J’avais donc l’impression que ça confirmait ma place sociale. Les vieux sages sont toujours des loups solitaires. Les vieux sages meurent seuls.

À cette époque, je croyais que mon absence d’ami.e.s étaient parce que je ne m’aimais pas.

///

Quatre jours à l’hôpital. Trois semaines en convalescence, confiné à un lit et à un divan. Elle a pris soin de moi. Sa famille a pris soin de moi. Aucune visite d’un ou d’une amie.

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Mi-trentaine, je fais un emploi public, très public. Je rencontre beaucoup de gens, vraiment beaucoup de gens, dont plusieurs sont incroyablement inspirants et beaux. Je reçois beaucoup de compliments de gens que je ne connais pas.

Malgré tout, je peux passer deux semaines sans n’avoir de nouvelles de personnes, sauf si c’est professionnel. En fait, si j’enlevais mes activités professionnelles ou communautaires… je passerais plusieurs semaines sans voir personne. J’ai plus d’interactions avec des inconnu.e.s qu’avec des ami.e.s.

À cette époque, je croyais que j’étais trop occupé pour créer des amitiés.

///

J’ai compris en revenant de France que ça ne change absolument rien, dans ma vie intime et quotidienne, que je sois à Paris, à Fermont, à Montréal ou à Québec. La distance que j’ai avec les gens n’est pas physique, elle est fondamentalement psychologique, un handicap social.

Je ne m’ennuie pas des gens. Je ne prends de nouvelles des gens et je n’en donne pas.

À cette époque, je me dis que je suis, en fait, un ami de marde.

///

Toute ma vie on m’a traité de personne intelligente alors que moi je me trouve bête.

Je ne sais pas l’entregent. Je ne comprends pas les relations sociales. Je ne sais rien de l’amitié. Je ne sais pas comment créer une conversation. Je ne sais pas comment créer des liens avec les gens. Converser est peut-être l’activité qui me demande le plus de concentration et d’énergie dans la vie.

Tu vas me dire que ça ne paraît pas. Je te réponds que j’ai développé des trucs pour le cacher.

Ceci n’est pas une complainte. C’est une confession. Un coming out.

Elle m’a parlé de douance. Je ne sais toujours pas comment faire pour connecter avec les gens, mais je commence à comprendre pourquoi je trouve ça aussi dur.

Ce soir, je me dis que le ciel a peut-être un autre bleu.

Aventures françaises épisode dix – Drôles de chips!

Un moment donné, il faut savoir s’arrêter, prendre une pause.

En douze journées, je n’ai pris qu’une seule soirée à ne rien faire. Le reste du temps, ça été un mélange de congrès et de tourisme de 9h à 22h ou 23h, tous les jours. Et ça, à un moment, ça tire du jus.

Mon corps, à 16h, tantôt, m’a dit qu’il en avait assez. Ça suffit. Prends ça cool avant ton vol demain. Tu n’arrives plus vraiment à marcher. Fait quand même depuis le 17 mars que je marche tous les jours, dans des villes, dans des villages, dans des châteaux, dans des cathédrales, dans des musées. Je ne suis peut-être pas en forme, mais marcher huit, neuf ou dix heures de temps, tous les jours, six jours d’affilé, mon corps, en particulier mes cuisses et mes jambes, n’est pas habitué. C’est pas demain que je vais pouvoir faire Compostelle – ce que j’aimerais vraiment faire, un jour.

Mine de rien, quand même, j’ai visité Tours, la ville et la région. J’ai visité Bordeaux. J’ai visité le château de Chenonceau. J’ai visité Paris, plus particulièrement marché dans Montparnasse, Belleville, Le Marais, les 6e, 7e, 8e, 1er, 2e, 13e, 11e arrondissements (de ce que je me souviens), l’Île-de-la-Cité et sur le bord de la Seine. J’ai visité les musées des Beaux-arts de Bordeaux, des Beaux-arts de Paris, du Quai d’Orsay, du Quai Branly. J’ai assisté aux 11e Assises internationales du journalisme. Et j’en oublie sûrement.

J’ai essayé plein de tramways, plein de lignes de métro! J’a-do-re ça!

Il y a plein de lieux que j’aurais aimé avoir le temps de visiter, de voir. Il y a des lieux que j’ai vus plus souvent que je l’aurais voulu (certains trucs sont toujours sur le chemin…). Si j’avais eu plus de temps ou plus d’argent.

C’est toujours comme ça, quand on voyage. On vient une première fois dans une ville ou une région. On arrive avec ce qu’on connaît, mais surtout avec tout ce qu’on ne connaît pas. Il y a toujours une période pour comprendre le coin, sa dynamique, son urbanisme, sa personnalité. Habituellement, ça me prend une journée complète pour saisir la ville. Et c’est là que le vrai fun commence.

Ayant passé sept jours à Tours, j’ai fini par moi-même y prendre des débuts d’habitudes. Avec deux soirs et deux jours à Paris seulement, pas tous consécutifs, j’ai à peine eu le temps de prendre son beat.

Alors on commence à se faire une liste, à se préparer à un éventuel retour, sans savoir si ça va arriver ou non. J’en ai une pour Vancouver, New York, Bordeaux et une pour Paris.

J’ai connu quelques difficultés pendant mon voyage (Visa et Desjardins, je vous dis vraiment un gros fuck you), mais ça demeure un privilège quand même, d’avoir pu venir deux semaines en France, même si ça m’a ruiné, malgré la bourse de LOJIQ. Chaque fois que j’ai la chance de voyager, j’en sors grandi, avec une meilleure compréhension du monde, avec une plus grande vision des choses et avec de nouvelles idées.

Bref, là, à mon dernier soir, mon corps avait besoin de rester tranquille et ma tête de s’assurer que j’étais prêt pour le retour à Québec. J’ai donc été me prendre un fromage et une baguette que j’ai mangés dans ma chambre en écoutant un excellent documentaire sur Nina Simone et là, j’écris ce texte en grignotant des chips.

En France, ils n’ont pas les mêmes saveurs que nous. Bon, j’ai vu dans mes rares visites en épicerie qu’ils ont aussi BBQ, nature et parfois ketchup, mais ils ont aussi Poulet rôti et Sauce bolognaise. C’est ça que j’ai essayé, pour là, et ce n’est pas très bon. J’aurais pu prendre une valeur sûre, mais je me disais que je devais vivre l’expérience française en essayant une saveur française. Poulet rôti aurait sûrement été un meilleur choix.

chips

Merci d’avoir suivi mes aventures françaises. Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué qu’il manque les épisodes 8 et 9, puisque sur Facebook, c’est passé de 7 à 10 d’un coup. L’absence de wifi à Paris explique ceci. Ces épisodes seront mis sur mon blogue personnel, comme les autres épisodes.

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Lire l’épisode un – Derrière le décor
Épisode deux – On se couche tôt à Tours!
Épisode trois – Les surprises de Tours!
Épisode quatre – Tours, la belle!
Épisode cinq – Un train peut en cacher un autre
Épisode six – Le calme dominical
Épisode sept – Un crochet par Bordeaux
Épisode huit – À la recherche du wifi
Épisode neuf – Le temps des musées
Épisode dix – Drôles de chips!