Rien n’excuse la violence

L’histoire est terrible.

Et contrairement à Ban Ki-moon, ce n’est pas parce que c’est une violence inouïe envers une femme, mais parce que c’est d’une grave violence point. Ça serait aussi grave envers un homme.

Il a déclaré, peut-on lire dans Le Devoir, « Les violences faites aux femmes ne doivent être jamais acceptées, jamais excusées, jamais tolérées. Chaque fille et femme a le droit d’être respectée, valorisée et protégée. » Oui, mais je remplacerais femme par humain et même être vivant. Mais je dois être trop hippie. Je sais bien que les femmes sont davantage victime de ce genre de violence, mais ça ne devrait jamais être accepté point. Ce n’est pas pire ou moins pire, c’est toujours inacceptable.

Je ne comprends tellement pas ce genre de violence. J’imagine que la réponse est qu’il n’y a rien à comprendre. C’est d’une absurdité. Pas celle qui nous fait rire, celle qui nous donne le vertige et nous fait perdre les repères, celle qui déroute les cartésiens comme les émotifs.

La pulsion de violer. Déjà, dans cette envie, je nage en incompréhension. Forcer quelqu’un à avoir une relation sexuelle. Réussir à avoir du plaisir avec quelqu’un qui souffre probablement le pire. Troublant. Je ne comprends déjà pas ceux qui réussissent à baiser sans se préoccuper si son ou sa partenaire a du plaisir, alors le faire pendant que l’autre a visiblement mal…

Faire mal. Autre volet qui me dépasse. Comment peut-on volontaire faire mal à quelqu’un? Je comprends qu’on peut en vouloir à quelqu’un, mais je débarque quand on souhaite du mal à l’autre. Traitez-moi de Jesus, mais moi je pardonne toujours. Je suis peut-être un gros calinours, mais je suis incapable de frapper quelqu’un.

Violer en gang. Admettons que tu violes quelqu’un… tu gardes ça pour toi. Tu ne fais un statut Facebook quand tu arrives chez toi. «Violer une petite blonde de 18 ans: check!» Tu ne te vantes pas de ça. Ni de ton envie de le faire, si tu le couves depuis un moment… Alors comment finit-on par le faire en groupe? À la limite, un gars seul, on se dit qu’il était désaxé, qu’il a pété un plomb, qu’il était terriblement en manque (excuse qui vaut rien, mais bon)… Mais à six??! Aucun de ces hommes, dans les six, n’a pas dit que c’était cave? Que c’était trop?

Pourquoi? L’effet d’entrainement? Montrer qu’on est un «homme»? Bien que ce serait plutôt de les arrêter qui aurait été «être un homme» — comme ceux qui manifestent dans les rues, en ce moment.

Tu ne peux pas être fier après avoir fait ça. Tu ne vas pas faire une tournée de shooters dans un bar en criant « On vient de réussir un putain de viol ensemble, les six! On fête ça! » Non, tu te caches. Tu relèves ton col, tu te promènes dans l’ombre. Il n’y a pas dû avoir un high five là, après. Ça devait sentir la crasse et le malaise.

On peut et on doit pointer du doigt la mentalité indienne envers les femmes. Et on doit saluer tous ceux qui marchent présentement dans les rues et qui demandent des changements. Le plus beau, c’est que ce sont des jeunes. On peut avoir espoir. Ils auront leur place, bientôt.

Mais là, je ne comprends juste pas. Comme à chaque histoire de viol…

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