Si @antisocial était libre, je l’aurais pris

Publié originalement le 2 février 2011 sur labarbe.ca (qui n’existe plus).

Je suis quelqu’un de sauvage. La première fois que je l’ai confié à une amie, elle m’a obstiné. «Ce n’est pas vrai! Tu as plein d’amis, tu es sociable, tu es super poli!» Peut-être, mais ça, c’est lorsque je sors de ma caverne. Et par caverne, je ne parle nécessairement d’un lieu physique comme ma chambre, mon appartement ou un trou dans une grotte.

Mon amie n’avait pas tout à fait tort. C’est vrai, je suis quelqu’un de généralement très poli. Même quand je le pense et que j’en ai envie, j’envoie très très rarement chier quelqu’un (par modestie, je me retiens pour ne pas dire «jamais»). En fait, je ne suis pas du genre à me chicaner. Je tiens la porte aux gens, je cède plus que régulièrement le passage sur la route, j’offre mon siège aux autres, bref, je suis sauvage, pas un cave qui ne sait pas vivre.

Oui, n’importe qui peut m’aborder, il est certain que je lui répondrai avec le sourire et je converserai s’il le désire. Je ne me sauve pas lorsque je rencontre de nouvelles personnes ou que l’on veuille m’en présenter. Sauf que c’est parce que je suis gentil et ouvert d’esprit. La plupart du temps, je n’y tiens pas nécessairement et même si me fait plaisir de te rencontrer, ça ne m’aurait pas dérangé de ne pas le faire.

Si ça me tente de rester tout seul au lieu d’aller au party le plus cool en ville, je vais rester tout seul. Je ne tiens pas à être l’ami de tout le monde. Je sais très bien que c’est impossible. Je ne m’en fais pas si ça ne connecte pas avec quelqu’un, c’est juste normal. C’est ça que ça fait avoir une personnalité.

Je me considère sauvage quand même.

Moi, les 5 à 7, je n’aime pas ça. Faire du réseautage, ça me pue au nez. Je n’ai pas ce besoin d’être entouré de gens et d’avoir 2000 amis. Je me contrefiche de ce que les autres pensent et j’existe très bien tout seul. Je suis un indépendant qui tient à son indépendance et à sa liberté. Je pense d’ailleurs que ceux qui sont incapables de faire des trucs hyper banals seul, comme aller au cinéma, ont un petit problème.

Garder le silence avec quelqu’un ne me dérange pas. On n’est pas obligé de parler, tu sais. Écoute un peu ce que les autres disent, par hasard, dans l’autobus, dans la file d’attente, tu ne te rends pas compte qu’ils disent vraiment souvent n’importe quoi?! Je préfère encore ne rien dire plutôt que faire comme eux. Je suis l’antonyme des grandes-gueules.

Pourquoi vouloir attirer autant l’attention dans la vie, à ce souper entre amis, à ce bar rempli d’inconnus, sur Facebook et compagnie? Que cherches-tu à prouver? Tu as 465 amis sur le site privé et suceur d’informations privées de Mark Zuckerberg? Tant mieux pour toi. Tu as 1024 abonnés sur le réseau de l’oiseau bleu? Bravo, ça doit vraiment vouloir dire de quoi. Tu es 1er dans le palmarès des blogues sur le mini-putt?! Wow, pourquoi Guy A. Lepage ne t’a pas encore invité?

Tu existes même quand les autres ne te regardent pas, tu sais. Tu n’as pas à être le ou la meilleure dans un domaine, encore moins dans tout. Tu n’as pas besoin d’impressionner, surtout que ça fait toujours l’effet contraire.

Ben non, tu as juste à être.

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