Quand on ne travaille pas, on écoute des films

Publié originalement le 2 août 2010 sur barbebrune.com (qui n’existe plus)

Je ne sais pas pourquoi, mais les gens demandent souvent si Fermont a un cinéma. Comme si un cinéma était le critère pour juger une ville. La réponse crée souvent la même réaction: une longue série de voyelle où se mélange l’étonnement, la pitié et la moquerie. Parce que la réponse est non. Pas un vrai cinéma, en tout cas. Il y a l’Auditorium qui se déguise en cinéma presque toutes les fin de semaines, mais ce n’est pas un cinéma comme les gens l’entendent, quand ils posent la question.

Parmi les trucs qui me manquaient donc, en juin dernier, au moment où mon employeur fermait pour l’été, me permettant de venir faire un tour “en bas”, c’était d’aller au cinéma. Parce que quand je demeurais à Québec, j’y allais souvent. Pratiquement une fois par semaine. Parfois au Clap pour du cinéma d’auteur, parfois à Place Charest pour du cinéma bonbon. Ça faisait un an que je n’étais pas allé dans un vrai cinéma.

J’y suis donc allé souvent. Je me foutais même d’aller voir des navets que je savais d’avance mauvais, je voulais en profiter durant mon passage dans la Vieille Capitale. Je me suis même payé un ciné-parc. Oh que oui!

Plus encore, j’ai regardé des films sur mon portable durant que j’étais dans un hôtel ou encore réécouter quelques DVD que mon père possède. J’ai donc vu pas mal de vues ces dernières semaines. Je vous fait un bien court résumé de tout ça!

Catégorie “films-neufs-visionnés-au-cinéma”

L’Apprenti-sorcier
Ce film est dans ceux dont je n’avais aucune attente, si ce n’est que d’au moins ne pas regarder ma montre durant la projection. Là-dessus, il a donc la note de passage. Néanmoins, on parle d’un blockbuster avec Nicolas Cage et produit par Bruckheimer. Adaptation très libre, très très libre, du classique de Walt Disney où Mickey Mouse se fait avoir par la multiplication des balais dans le magnifique Fantasia. Il y a d’ailleurs une scène presque identique dans le film avec Jay Baruchel (qui est l’apprenti). Sinon, le reste de l’histoire est super originale: un sorcier vieux comme le monde combat le mal absolu mais attend LE garçon qui lui permettra de le vaincre, ce maudit mal. Il le trouve des milliers d’années plus tard, en 2010, il lui apprend, ou presque, comment faire du feu avec ses doigts pis le mal meurt. On s’entend, on ne va pas voir ce film pour l’histoire, ni pour la qualité des acteurs, même si j’aime bien notre Québécois Baruchel. J’ai quand même été surpris de ne pas avoir trouvé le film long malgré le manque total d’originalité. Le rythme est assez rapide, les effets spéciaux sont bien faits et pas envahissants, l’humour fait le travail. Un film pour amener vos enfants ou vos neveux et nièces.

Origine
Sans aucun doute un des meilleurs films de l’été et même de l’année. Christopher Nolan a peaufiné durant des années ce scénario et il ne comporte pas beaucoup de faiblesse. La réalisation est impeccable, les acteurs sont bien dans la peau de leur personnage. Certains ont trouvé le film mélangeant… de mon côté, tout a roulé rondement. Peut-être que les gens ne sont plus habitués d’être attentifs durant un film… D’accord, on peut se poser quelques questions à la fin, mais ce sont des détails qui ne nuisent pas du tout à l’histoire et à l’appréciation. En fait, enfin, on ne nous traine pas par la main pour tout nous expliquer quinze fois pour être sûr que le bébé de 4 ans et le pépé de 82 ans vont tout comprendre. Mon seul bémol est de l’avoir vu au ciné-parc. Ce film aurait mérité un immense écran de qualité et un son digne de ce nom. Je le réécoute dès qu’il sort en DVD.

Grands personnes
Cette comédie d’Adam Sandler était le film qui suivait Origine. Je ne l’aurais probablement pas vu, sinon. Pourtant, j’ai été surpris. Pas que c’est une grande comédie ou que ce film m’a ravi au plus haut point, mais je m’attendais vraiment à un navet. Il m’a pourtant décoché plusieurs rires. Cinq copains d’enfance se retrouvent à la mort de leur ancien entraîneur de basket ball dans leur patelin d’origine. Évidemment, certains ont “réussi”, d’autres non, etc. Mais le film ne nous fait pas la morale que la réussite est relative et que ce qui compte c’est simplement d’être bien avec soi. Non, la morale est davantage sur le fait de ne pas perdre son coeur d’enfant, avec plusieurs clin d’oeil aux enfants actuels qui sont souvent trop gâtés et rois de la maison. Mais cette morale n’est pas lourde. Le film est surtout basé sur des personnages qui sont cons et ça fait du bien parfois de rire de gens cons dans une comédie légère.

Piché entre ciel et terre
Je ne me souviens pas quel film je voulais aller voir, mais j’avais mal regardé l’heure de projection et une fois au cinéma, j’ai donc été voir ce film au lieu de revirer de bord. J’ai crissement hésité, le film ne m’intéressait pas vraiment. J’avais peur d’un film trop mélodramatique, trop complaisant, poussant trop l’aspect héroïque du commandant Piché. Finalement, même si on retrouve quand même du mélodrame et du lichage, le film est quand même humain et beaucoup plus relatif que je l’aurais cru. Avec des flashback, nous voyons la descente aux enfers du commandant, sa jeunesse folle, ses années en prison, son acte héroïque et ses problèmes familiaux. En fait, j’ai été impressionné par l’absence presque totale de pudeur de la part de cet homme dont on connait maintenant toute la vie! Je n’aime pas la réalisation de Sylvain Archambault, mais Michel Côté est encore une fois solide (et son gars aussi!).

Twilight – Hésitation
L’an dernier, ma nièce m’a fait écouter le premier film de cette “saga” alors que je la gardais. Cette année, elle m’a fait écouter le troisième volet alors que je passais une journée avec elle. Je tiens à préciser que je n’ai pas vu le deuxième et je ne veux pas le voir. Que c’est mauvais! Mais quelle merde! Je comprends que ma nièce de dix ans aime ça, mais que des adultes soient tout aussi accro, là, vraiment pas. Je pense que même Virginie a plus de profondeur que Twilight! Les acteurs y sont fades, la réalisation est terne et l’histoire est inexistante. Il est où le supposé romantisme là-dedans? Un Harlequin a plus de rebondissements que ça! Je n’en revenais pas que l’histoire soit encore si près de celle du premier, alors qu’ils en sont au troisième. Beurk, beurk, beurk. Vois-tu combien je t’aime, Allyson?

Les Prédateurs
Je ne m’étais pas particulièrement informé sur cette production et je pensais que c’était un remake du premier film. Que non! C’est une suite. Mais cette fois-ci, les pauvres soldats sont sur la planète des Prédateurs. On y voit plein de soldats d’élites se réveillant en plein vol, parachuté dans une forêt où ils seront bientôt chassés par les très laids Prédateurs (en les voyant, je ne peux que me demander où est la théorie de l’évolution chez eux). On sait tous comment ça va finir et pas mal qui va crever, mais on s’en fiche. On va voir ce film-là pour voir des gens mourir et pour voir un humain buter un gros extraterrestre méchant. Au final… boah. Je me serais attendu à plus de la part de Rodrigez. C’est correct, mais cela est très loin de l’original. Puis Adrian Brody… pourquoi ne fais-tu que des films du genre, astheure? Me semblait que tu étais un bon acteur, non?

Catégorie “je-ne-l’avais-jamais-vu-mais-je-l’ai-regardé-sur-DVD”

Shutter Island
J’ai beaucoup entendu parlé et lu sur cette production de Scorsese avec Leonardo DiCaprio. Un suspense avec un peu d’enquête et d’horreur. J’ai trouvé le film intéressant, il a réussi à me tenir en haleine, mais j’ai été déçu par la fin. J’espérais que ce ne soit pas ça et ça été ça (j’ai eu des 2 pour 1 sur le mot ça). Néanmoins, même si n’est pas en lice pour meilleur de l’année, il demeure recommandable, malgré tout.

Catégorie “j’avais-déjà-vu-mais-je-l’ai-réécouté-quand-même”

Inglorious Basterds
Même après quelques mois, je l’ai réécouté avec autant de plaisir. Quel excellent film et quel retour en force de Tarantino. Et Christopher Waltz, tellement savoureux dans son personnage de chasseur de juifs!

Be Cool
Voilà une comédie que je n’avais pas réécouté depuis sa sortie en 2005. Ce qui m’a convaincu de le réécouter? Le personnage de The Rock, qui y joue avec beaucoup d’autodérision un acteur mauvais qui tente de percer alors qu’il ne sait que “lever un sourcil”. Bon, ce film n’a aucune chance de figurer dans ma liste “meilleures comédies de tous les temps”, mais elle n’était pas aussi mauvaise que je me le disais. Plusieurs bon gags et belle dérision sur l’univers musical en général.

Minority Report
Ce film réunissant Spielberg et Cruise date déjà de 2002. Huit ans est assez long pour réécouter un film d’action futuriste moyen. On en a alors oublié assez de détail pour ne pas le trouver trop lassant. En fait, honnêtement, c’est un film efficace, malgré plusieurs prévisibilités. L’enquête est durant une partie du film bien monté, la réalisation est très honnête.

The Big Lebowsky
Alors là, on parle d’un classique et d’un réel plaisir. Un des films phare des frères Coen avec un Jeff Bridges savoureux et un John Goodman en grande forme. On y ajoute Julianne Moore en toute beauté et un jeune Philip Seymour Hoffman encore inconnu et en puissance. Le nombre de répliques dites dans ce film pouvant se retrouver sur un chandail est élevé. Moi, je l’aime, The Dude.

Sherlock Holmes
Pourquoi? Parce que j’ai jugé qu’il était un film qui pouvait aller chercher les possibilités d’un cinéma-maison. Même après six mois, j’en pense encore la même chose: on pourrait discuter de cette réinterprétation longtemps et les acteurs semblent sur un pilote automatique, le scénario manque de finition, l’enquête semble mise de côté pour des batailles et des explosions. Toutefois, la réalisation est impeccable. Les décors sont magnifiques, les batailles sont magnifiques, la photographie est superbe, les costumes sont soignés.

Top Secret
Un autre classique, de 1984 cette fois-ci, qui aura inspiré les malheureusement plus insipides Scary Movie et autre Epic Movie. On y rit des James Bond, des films de guerre, des vedettes de rock’n’roll, du Lagon bleu, etc. Le héros, interprété par un très jeune Val Kilmer, est un espèce d’Elvis Presley devant aller faire un spectacle dans l’Allemagne communiste, mais il se fait bien malgré lui prendre au beau milieu d’un complot contre l’OTAN… Un film par les fameux frères Zucker et Jim Abrahams qui ont aussi fait Airplane et Naked Gun.

Boogie Nights
Produit en 1997, ce film m’aura à l’époque fait découvrir Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, William H. Macy, John C. Reilly, Don Cheadle et, bien entendu, Mark Wahlberg, vedette du film. Cette grosse distribution de qualité a été dirigé par l’excellent Paul Wes Anderson pour nous présenter l’ascension et la déchéance d’un jeune acteur pornographique dans les années 70 et 80. Un classique qu’il faut voir au moins une fois!

Four Rooms
J’aime bien revoir de temps en temps cette très sympathique comédie de 1995 qui est le fruit de quatre collaborations, dont Robert Rodriguez et Quentin Tarantino. En fait, c’est sommairement quatre histoires écrites et réalisées par quatre cinéastes reliées par un personnage central: Ted the bellhop, joué par un très savoureux Tim Roth. Son interprétation nous fait demander pourquoi il a accepté de joué un rôle si fade dans Hulk… Qu’importe, on voit notre cher commis d’hôtel être pris au milieu d’une bande de sorcière, se faire pointer une arme par un mari jaloux, coincé avec deux enfants abandonnés par leurs parents et au milieu d’un pari stupide. Notons qu’on retrouve aussi dans ce film Bruce Willis, Antonio Banderas et Madonna.

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