Pourquoi être membre de la FPJQ?

Publié originalement le 10 août 2011 sur labarbe.ca (qui n’existe plus).

Il y aura bientôt un an, j’ai envoyé un formulaire d’adhésion à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Bon, en fait, je l’avais envoyé six mois plus tôt, mais mon formulaire s’était perdu dans la malle, ou dans la paperasse. M’enfin, l’important, c’est qu’en octobre 2010, je devenais membre de la FPJQ.

Sur le coup, je m’étais dit: essayons, pour voir ce que ça donne, si ça vaut la peine, si c’est utile. Huit mois plus tard, je me pose encore la question, ce qui n’est pas vraiment bon signe.

Peut-être que si je n’étais pas en région éloignée, je me poserais moins cette question. Je pourrais participer au congrès, aux formations et autres activités. Mais de ma Côte-Nord, c’est beaucoup plus difficile. Parce que c’est loin, que ça demande donc du temps, souvent un congé supplémentaire que ce qu’offre une fin de semaine (si ce n’est pas deux jours de congé de plus), et que ça demande de l’argent. Parcourir 900 kilomètres, seulement pour l’aller, ça boit de l’essence (pour ceux qui ne sortent pas souvent, rappelez-vous que Québec-Montréal, c’est 250 km).

Sauf que voilà, je suis à Sept-Îles, à quelques centaines de kilomètres de Montréal et de Québec. Je n’ai pas accès à ces trucs.

Il n’y a pas de section locale. Et même s’il y en avait une. Baie-Comeau-Sept-Îles et Sept-Îles-Havre-Saint-Pierre, c’est comme faire Québec-Montréal. Même si rouler 2h30 est relativement banal pour nous, tout de même, ça complique les trucs. Beau défi!

Les possibilités d’assurances collectives? J’en ai avec mon employeur (depuis peu, mais tout de même).

Me représenter? Pour le Conseil de presse ou autres instances… Bah. Mais peut-être que je dis ça simplement parce que je n’en ai pas eu besoin. Et puisque je ne peux participer au congrès… je ne vote pour rien.

Aider à ma visibilité? Laissez-moi avoir un doute sur la visibilité que ça a pu me donner. Même chose pour la crédibilité.

Reste quelques rabais… que je n’utilise pas. Il y a aussi les bourses, dont certaines intéressantes, en effet, mais sur lesquelles je ne me suis pas proposé. Les prix d’excellence? Encore une fois, je n’ai pas postulé.

Mais si mes raisons pour être membre de la FPJQ ne sont que pour avoir accès à des bourses incertaines (peu d’élus) ou pour recevoir peut-être un prix (encore moins d’élus), je trouve ça bien peu motivant. Même si les prix font toujours plaisir, je n’ai jamais eu l’esprit de compétition…

Ah oui! C’est vrai! Il y a le magazine Le Trente — qui est passé de 10 parutions à 3. J’étais déjà abonné avant d’être membre de la FPJQ, j’imagine que ça peut encore se faire — même si c’est insultant, pour seulement 3 publications annuelles. L’info-lettre n’est pas assez grisante pour motiver une adhésion, pas à ce prix — on ne paie pas pour une info-lettre.

Donc, il me reste quoi? Pourquoi devrais-je renouveler mon adhésion à la FPJQ? Que j’aie été membre n’a absolument rien changé à ma dernière année. Ça ne m’a aidé en rien dans mon métier de journaliste.

Vous, pourquoi êtes-vous membre? Pourquoi ne l’êtes-vous pas?

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