Chronique bédé: L’autodérision pour les nuls

Publié originalement le 9 juillet 2012 sur labarbe.ca (qui n’existe plus).

Beuh! Ça faisait un bail, hein?

Pas que je n’ai rien lu depuis octobre dernier (oh! la honte!). Au contraire, j’en ai lu quelques dizaines. Je ne peux pas dire combien, mais pas mal. Quand on lit tous les soirs, il y a un certain roulement.

Ben non, la raison classique se cache derrière mon mutisme: un manque de temps pour en parler.

Je vais tenter de rattraper un peu ce retard (de très peu) et surtout prendre une fameuse résolution pour recommencer tout ça! Oh que oui, c’est reparti!

Aujourd’hui, je promeus l’autodérision (pour les mélomanes et les cruiseurs) et la musique (de musicographie, même). Deux choses très importantes dans la vie. Essentielles, même!

C’est du retour en force, ça, hein?!

Nirvana en bandes dessinées
Collectif
Petit à petit

C’est en visitant la magnifique boutique Phylactère de Québec (quartier St-Roch, coin St-Joseph et Du Pont) que je suis tombé sur cette série. Une très belle série qui mélange mes deux grands amours: la musique et la bédé.

Nirvana en bandes dessinées fait parti d’une belle série de la maison Petit à petit, qui propose de revisiter l’histoire d’artistes ou de groupes en bandes dessinées. On y retrouve, par exemple, The Rolling Stones, Bob Marley, The Beatles, Boris Vian.

Ce genre de projet peut faire peur, parce que ça peut facilement déraper. Ça peut se perdre dans la qualité des informations, dans la justesse du contenu, dans le ton employé, autant dans la narration que dans la présentation. D’autant plus que c’est le fruit de plusieurs bédéistes, alors qu’un ou deux signent un chapitre et s’en vont. Je n’ai pas lu les autres, mais celui sur Nirvana est franchement bien fait.

Je n’ai pas vérifié toutes les informations dans cette bande dessinée, et il y a évidemment de la fiction afin de relier les différents évènements, mais de ma connaissance de Nirvana, le tout semble sans accro.

Quant au ton, on plonge dans cette époque où le vieux chandail rayé et la chemise de travailleur étaient à la mode. On se sent dans cette période où le grunge a régné sur le rock. On sent le marasme qui régnait dans la grande région de Seattle, le goût de tout péter aux débuts du groupe, le désespoir de Kurt avant qu’il ne s’enlève la vie…

D’ailleurs, notons qu’à la fin de chaque chapitre — qui sont en quelque sorte un moment clé ou une période du parcours — il y a un texte qui vient préciser des éléments ou resserrer ce qu’on vient de lire. Deux-cent-cinquante-trois pages qui marient bien la liberté créative et le documentaire.

Une bédé que je conseille.

La musique actuelle pour les sourds et malentendants
Dampremy Jack, Terreur graphique
Vraoum

J’étais tombé tardivement sur ce blogue bédé disponible sur Les Inrocks et je n’avais pas tout lu ce qui avait été produit. Une certaine joie, donc, de voir ce livre siéger sur une des tablettes de la boutique Phylactère, l’autre jour.

Originalement nommée La musique actuelle pour les nuls – ils ont dû changer le nom à cause de la série «Pour les nuls» -, cette série a plusieurs niveaux de lecture. Elle frappe certes sur la musique actuelle (dans le sens contemporain, d’aujourd’hui, etc.), mais elle ne se gêne pas non plus pour pointer du doigt les hipsters, et, en même temps, elle n’est pas sans pitié envers nous, snobs musicaux, qui chions sur la musique populaire et les hipsters.

Grsso modo, on découvre les opinions très arrêtées et très cyniques d’un journaliste musical qui n’endure pas les fans de Radiohead et qui aime le sexe. Un délice d’irrévérence.

Yves, le roi de la cruise
Luc Bossé, Alexandre Simard
Pow Pow

Pas le genre de truc dont on se vante habituellement, mais j’avoue m’être parfois reconnu dans cette bande dessinée, où l’on suit les péripéties d’un gars qui n’est pas capable de cruiser. Je ne me suis pas tant reconnu dans son handicap à cruiser (quoique), mais bien dans son malaise devant ce qui semble être une obligation dans cette société: devoir toujours flirter.

On ne réinvente pas l’histoire. L’ami de Yves, lui, est un cruiseur professionnel. Il les a toutes. Et il veut aider son pauvre ami. Yves s’essaie dans un bar… mais c’est son chum qui repart avec la fille. Cliché.

Malgré les péripéties convenues, la lecture demeure assez amusante. Les blagues sont bien amenées, ni trop grosses, ni trop évidentes. Une petite lecture rapide, qui fait sourire. Et c’est exactement ça que je cherchais en lisant ça.

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