L’amour avec une folle russe, un colosse danois, un esclave noir, une jeune blonde et un prénom douteux

À Sept-Îles, c’est présentement le festival de cinéma Ciné7.

C’est un petit festival, mais qui permet aux gens de la région de voir des films qui, autrement, ne joueraient pas au cinéma de Sept-Îles. Même chose pour le festival Cinoche de Baie-Comeau qui se déroule en même temps. Du cinéma d’auteur et d’un peu partout sur le globe, ça n’arrive qu’une fois par année à Sept-Îles, et c’est durant Ciné7, fak on est bien content.

Voici quelques petits retours sur les films vus.

Lire la suite

Publicités

Plaisir et extase au Festival d’Été de Québec 2011

En ce dimanche après-midi, où il fait tempête (dans l’Est-du-Québec, du moins), quoi de mieux que de ressortir des vieux trucs.

Puisque ce site est neuf, je vous repropose un vieux kino fait à partir de photographies prises durant le Festival d’Été de Québec 2011. On y retrouve Duchess Says, Random Recipe, Afrodizz, Buck 65 et Galaxie.

Angle mort et perceptions

Dans Gringos Locos, Schwartz et Yann nous racontent à leur façon un séjour de trois pères de la bande dessinée, Jijé, Franquin et Morris, aux États-Unis et au Mexique, après la Deuxième Guerre — j’en parle ici.

En ouvrant ce tout petit roman graphique, plusieurs sortes d’avertissements nous rappellent que même si c’est basé sur de réelles anecdotes racontées par Morris et Franquin eux-mêmes à Yann, le tout demeure de la fiction, avec beaucoup de tricotages. Bref, les trois légendes de la bédé belge présentés dans cette bande dessinée sont davantage des personnages qu’un portrait exact de ce qu’ils étaient.

Pis on en remet à la fin, avec deux entrevues. L’une avec Yann qui explique le processus et répétant que c’est de la fiction inspirée sur des anecdotes qu’on lui a racontées, puis une autre avec le fils de Jijé, qui nous promet que son père n’était pas du tout comme on le montre dans la bande dessinée.

Lire la suite

J’aime Socrate, pis toi?

J’aime Socrate.

Voilà un truc que j’ai lâché il y a un bout et depuis, j’aime bien cette phrase.

C’est le genre d’affirmation qui ne veut pas dire grand-chose. Aimer Socrate, c’est comme aimer les Beatles, ça n’engage à rien. Tout le monde peut aimer les Fab Four. Dès qu’on s’intéresse le moindrement à la musique, on s’intéresse à la gang de Paul et John.

Socrate, c’est un peu la même chose. Le moindrement qu’on ait un petit côté intellectuel, Socrate nous fait du charme. C’est la porte d’entrée de la philosophie pour bien des gens. Et la plupart des gens restent dans ce cadre de porte.

Ce vieux fou est à la pensée intellectuelle ce que New York est au tourisme. C’est un choix commun, une voie populaire, un endroit à la fois surprenant et connu. Se contenter que de New York est peu, mais en même temps la Grosse Pomme en a pas mal à offrir. Peu et beaucoup. Cliché mais intéressant quand même.

Ce nouveau site sera à la fois cliché et surprenant, j’imagine. Simple en apparence, complexe en dessous.

Pis toi, aimes-tu Socrate aussi?

Hulk sera toujours là pour toi, Stark

Je ne suis pas quelqu’un qui voit souvent sa famille, pour plusieurs bonnes et mauvaises raisons.

En passant chez mon père il y a plusieurs mois, il y avait un cadre avec des dessins représentant le Joker, Iron Man et autres films. Dans ma tête, ça pop: «c’est ben cool ces illustrations-là!»

Ce n’était pas fait par un quelconque individu du pays de l’Oncle Sam, mais par ma cousine que je n’ai pas vue depuis des années. Je ne savais même pas qu’elle dessinait — et elle vient de terminer un bac en design graphique. T’sais, quand je dis que je ne vois pas souvent ma famille.

Marie Bergeron prend certaines icônes du cinéma et te les balance dans une illustration-clin d’oeil, une référence hors-contexte, un mélange de design, de bande dessinée et de graffiti. À la fois décontracté et léché.

Comme les images en diront pas mal plus que mes petits mots, je vous laisse quelques exemples. Il y en a plus sur son site – pis on peut même en acheter. Elle n’est pas belle la vie?!

Lire la suite

Chronique bédé: raconter son histoire

Un jour, un ami m’a dit: «J’aimerais ça que les gens ne m’oublient pas quand je vais mourir. Que je ne passe pas inaperçu, que je serve à quelque chose dans ce monde.»

Un grand classique: que lèguerons-nous? Serons-nous qu’une étoile filante?

Parfois, je me demande à quoi ressemblerait un livre sur ma vie. Pas que je veux être assez important pour avoir droit à une biographie, mais simplement pour savoir si ma vie serait intéressante condensée dans une histoire… Que retiendrait-on de ma vie? Une façon de faire de l’introspection.

Ma réponse pour mon ami a été toute simple: même si les dictionnaires ne retiennent pas ton oeuvre, tu auras certainement toucher et su marquer les gens près de toi. Ta future femme, tes futurs enfants, tes amis. Pour chacun, tu auras certainement changé leur vie et eux se souviendront de toi.

Ça a l’air de coûté que cinq sous comme philosophie, mais entre notre nullité dans l’univers beaucoup trop grand pour avoir un moindre impact et cette croyance qu’on peut tout changer, il y a ce petit entre-deux. Le plus important n’est-il pas d’être aimé, avant tout? Pour le reste, faisons de notre mieux, soyons fiers, évitons de se dire qu’on aurait pu faire mieux et l’on pourra alors dire mission accomplie.

Aujourd’hui, on revisite l’histoire de gens. Des gens influents, des pions, des inconnus. Chacun, d’une certaine façon, la raconte, dans une bande dessinée.

Lire la suite