On a dansé le swing avec Plaster et Galaxie au Festi Jazz de Rimouski

La Ville de Rimouski est-elle une capitale québécoise du swing et je l’ignorais? Toujours est-il que plusieurs spectateurs ont dansé le swing, en couple, sous le gros rock lourd et décapant de Galaxie. Et ça fittait «pas si malement», dois-je même ajouter!

Le Festi Jazz de Rimouski démarrait de mon côté avec la partie la moins jazz du festival: Plaster et Galaxie. Et bien honnêtement, c’est ça qui a piqué mon intérêt vers le Bas-Saint-Laurent. Ces deux groupes dans une même soirée, c’est du bonheur musical en concentré.

Première visite au Festi Jazz et je dois dire que les sites sont bien organisés. Si quelques prestations ont lieu dans les alentours de Rimouski, dans les villages voisins (Sainte-Luce, Le Bic), la majorité a lieu dans le même quadrilatère, dans le centre-ville, sur le bord de la mer. Deux chapiteaux et la grande salle sont face à face et les autres lieux se font bien à pied.

Première fois que je revoyais Plaster depuis la sortie de Let It All Out, donc depuis quelques années (si on met de côté Jedi Electro). Et ça fait du bien!

Le trio a commencé avec des pièces de leur premier album avant de faire trembler le chapiteau avec le gros mur de son des pièces plus rock. Sur scène, le résultat est moins punk et le groove derrière ces gros rythmes ressort plus, permettant aux danseurs de se laisser aller allègrement. Comme d’habitude, peu de blabla et beaucoup beaucoup de musique. Les près de 90 minutes avec eux a passé très vite.

Rapidement, une dizaine ou une quinzaine de minutes après, Galaxie est arrivée sur scène, toujours avec Fortin à la basse et l’autre Fortin à la batterie, Thouin aux claviers et l’une des deux choristes (je ne sais pas laquelle c’était, désolé…).

La grosse machine rock de Galaxie a rapidement mis la pédale dans le plancher, après avoir ouvert avec Bateau. C’était en fait un putain de mur de son. C’était très (très très) fort. Pas seulement le volume dans la salle, mais les instruments eux-mêmes étaient dans le plancher, dans la saturation, laissant très peu d’air libre entre chacun d’entre eux, se pilant tous dessus, les nuances devenaient parfois peu perceptibles. Peut-être est-ce du réchauffement pour le retour de Gros Mené. J’étais presque sourd à la fin.

Et mention à la foule qui, parfois, me shakait les tympans autant que le groupe, entre deux pièces.

Mais je serais devenu sourd heureux. Galaxie, ça décrasse, ça purifie, ça fait du bien. Mention à Dan Thouin qui a joué aux choristes quelques fois avec une attitude clownesque. Et notons que Alex McMahon de Plaster est venu rejoindre Dan Thouin aux claviers au 2e rappel. Orgie de claviers.

Et en tant qu’ancien gars de Québec maintenant à Sept-Îles, ça a fait du bien de revoir un vrai public. Pas juste des hipsters, pas juste des gens cool-et-branchés, ni seulement une poignée de mélomanes, mais bien un public avec beaucoup de mélomanes, un peu de hipsters, plusieurs curieux. T’sais, un bel équilibre, une belle énergie, un réel plaisir.

En terminant, je souligne, comme vous aurez remarqué, que contrairement à mon habitude, je n’ai point de photos du spectacle. Je n’ai plus d’appareil photo – je dois me rééquiper – et je refuse de prendre des photos avec mon cellulaire durant un show, c’est jamais beau.

Ce soir, j’irai voir le Robert Glasper Trio et tenterai de voir d’autres prestations avant et après. D’ici là, je prends ça cool à Le Bien et le Malt, avec une bière rousse qui se nomme La grande barbue. J’avais pas le choix de la prendre, t’sais.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s