Retour sur Leif Vollebekk au Graffiti de Port-Cartier

Ça faisait un bout que je voulais voir ce Leif Vollebekk sur une scène. Et j’ai été patient, pas mal patient. J’ai appris à l’être depuis que je demeure sur la Côte-Nord!

Mini tournée dans la région, cette semaine, avec un premier arrêt à Port-Cartier et un second à Sept-Îles.

Si j’avais à résumer le spectacle au Graffiti de Port-Cartier qu’en trois mots, j’utiliserais « magique », « beau » et « délice »… ou encore « douceur ».

Devant un public très très attentif, l’expression « écoute religieuse » pourrait s’appliquer si on voulait aller dans les clichés, Leif Vollebekk et ses deux musiciens ont présenté les pièces de son premier disque, Inland, ainsi que de nombreuses nouvelles chansons qui seront sûrement sur le nouvel album qu’il prépare et qui devrait sortir cet été (ben oui! l’été! c’est rare durant la chaude saison, on le sait). Il s’est dit « impatient » de les présenter, ses nouvelles compositions.

Le multi-instrumentiste n’a utilisé qu’à deux reprises son violon, pour créer des boucles sonores. Sinon, il se laissait aller sur l’une de ses trois splendides guitares et un de ses harmonicas, entre deux envolées vocales. La complicité avec son contrebassiste et son batteur est visiblement franche, et toute en finesse, comme sa musique.

Je me suis senti enveloppé par ses riches atmosphères, à la fois feutrées et subtiles, impalpables et chaudes, du début à la fin. Je fermais les yeux et je me laissais bercer, voire immerger par ce doux flux mélodique. Dans sa voix, on ressent toute sa sensibilité, que j’ai déjà comparée à celle d’un sismographe dans une critique de son disque, tant il y a de la nuance dans ses émotions.

Le seul bémol de cette soirée est sa longueur. En fait, quand on y pense, 70 ou 75 minutes de spectacle, sans entracte, c’est très respectable, mais le tout a tellement passé vite, que j’en aurais pris encore. Et le public aussi!

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