Isabeau et les chercheurs d’or à Port-Cartier

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Au Festival de la chanson de Tadoussac, j’avais décidé de ne pas les voir, misant sur leur passage à Port-Cartier plus tard dans l’été — du coup, je pouvais voir des trucs que je ne pouvais voir ailleurs. Je n’allais donc pas manquer le passage d’Isabeau et les chercheurs d’or au Graffiti, le 20 juillet dernier. Que non!

Je l’ai dit dans l’article que j’ai fait suite à mon entrevue avec Isabeau Valois (voix, banjo, mandoline) pour Le Nord-Côtier, je trouve que c’est une des plus belles voix de Québec. J’aime son timbre, elle est capable de la pousser, sans pour autant être en train de crier et de s’époumoner, une puissance remplie de tendresse. Elle transmet l’émotion avec un naturel charmant.

Ceci dit, j’étais en retard sur l’évolution du groupe. J’avais vu à quelques reprises leur ancêtre, Misère en ville — dont j’écoute encore de temps à autre l’album. J’avais vu aussi les débuts de ce qui allait devenir Isabeau et les chercheurs d’or avant que je ne quitte Québec il y a trois ans. J’étais donc bien curieux, parce que je les ai toujours aimés.

Aucune déception, Isabeau et ses chercheurs d’or nous transportent dans un délicieux country aux saveurs tantôt bien bluegrass, tantôt plus folk, jamais très loin des racines que sont Hank Williams ou The Carter Family. Le groupe se permet d’ailleurs quelques reprises de ces pionniers, en plus d’une pièce de Félix Leclerc.

Si le style n’est pas réinventé, leur jeu demeure précis et présente des arrangements efficaces, presque faits en douceur, permettant un beau dosage entre les ballades — qui habituellement m’ennuient — et les pièces les plus festives. Il n’y a pas ces cassures habituelles entre les deux modes, le tout demeure toujours très fluide.

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Isabeau et François Gagnon (guitare, harmonica, voix et compositions) ne sont pas les plus dynamiques, mais ils sont complétés par Marie-Christine Roy, au violon, qui joue un peu plus avec ses tripes. La complicité avec les deux autres membres (Simon Pelletier-Gilbert à la batterie et Cédric Dessureault à la contrebasse) aide aussi à cette ambiance à la fois sympathique et simple. On s’attache à ces petites bêtes, quoi! L’intimité s’installe vite — une chose que permet toujours la très belle salle du Graffiti de Port-Cartier.

Fidèles à leurs habitudes, le rappel, complètement acoustique, s’est terminé au milieu de la foule, en fait drette en face de moi, chanceux que j’étais. D’ailleurs, message aux cinq: écoutez votre fantasme pis faites un spectacle complet acoustique, ça serait délicieux!

Le genre de musique qui me fait du bien. J’aime ça, moi, ce genre de country là.

*photos de moi-même

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

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