Isabeau et les chercheurs d’or à Port-Cartier

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Au Festival de la chanson de Tadoussac, j’avais décidé de ne pas les voir, misant sur leur passage à Port-Cartier plus tard dans l’été — du coup, je pouvais voir des trucs que je ne pouvais voir ailleurs. Je n’allais donc pas manquer le passage d’Isabeau et les chercheurs d’or au Graffiti, le 20 juillet dernier. Que non!

Je l’ai dit dans l’article que j’ai fait suite à mon entrevue avec Isabeau Valois (voix, banjo, mandoline) pour Le Nord-Côtier, je trouve que c’est une des plus belles voix de Québec. J’aime son timbre, elle est capable de la pousser, sans pour autant être en train de crier et de s’époumoner, une puissance remplie de tendresse. Elle transmet l’émotion avec un naturel charmant.

Ceci dit, j’étais en retard sur l’évolution du groupe. J’avais vu à quelques reprises leur ancêtre, Misère en ville — dont j’écoute encore de temps à autre l’album. J’avais vu aussi les débuts de ce qui allait devenir Isabeau et les chercheurs d’or avant que je ne quitte Québec il y a trois ans. J’étais donc bien curieux, parce que je les ai toujours aimés.

Aucune déception, Isabeau et ses chercheurs d’or nous transportent dans un délicieux country aux saveurs tantôt bien bluegrass, tantôt plus folk, jamais très loin des racines que sont Hank Williams ou The Carter Family. Le groupe se permet d’ailleurs quelques reprises de ces pionniers, en plus d’une pièce de Félix Leclerc.

Si le style n’est pas réinventé, leur jeu demeure précis et présente des arrangements efficaces, presque faits en douceur, permettant un beau dosage entre les ballades — qui habituellement m’ennuient — et les pièces les plus festives. Il n’y a pas ces cassures habituelles entre les deux modes, le tout demeure toujours très fluide.

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Isabeau et François Gagnon (guitare, harmonica, voix et compositions) ne sont pas les plus dynamiques, mais ils sont complétés par Marie-Christine Roy, au violon, qui joue un peu plus avec ses tripes. La complicité avec les deux autres membres (Simon Pelletier-Gilbert à la batterie et Cédric Dessureault à la contrebasse) aide aussi à cette ambiance à la fois sympathique et simple. On s’attache à ces petites bêtes, quoi! L’intimité s’installe vite — une chose que permet toujours la très belle salle du Graffiti de Port-Cartier.

Fidèles à leurs habitudes, le rappel, complètement acoustique, s’est terminé au milieu de la foule, en fait drette en face de moi, chanceux que j’étais. D’ailleurs, message aux cinq: écoutez votre fantasme pis faites un spectacle complet acoustique, ça serait délicieux!

Le genre de musique qui me fait du bien. J’aime ça, moi, ce genre de country là.

*photos de moi-même

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-CartierIsabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

Isabeau et les chercheurs d'or à Port-Cartier

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FEQ – Galaxie: trop bon, trop court

Galaxie

J’attendais ce spectacle depuis longtemps. Lorsqu’on me demandait le spectacle que j’attendais le plus du Festival d’Été de Québec, je répondais, en hésitant, Black Keys et Galaxie. J’hésitais entre les deux, en fait. Plus encore, j’attendais ce spectacle depuis la sortie de Tigre et diesel.

Galaxie est de loin l’un des groupes québécois qui m’a donné le plus frissons en prestation. Mon premier spectacle d’eux, aux Francofolies de 2002, demeure encore l’un de mes plus beaux souvenirs de spectacle à vie. Depuis, la troupe d’Olivier Langevin ne m’a jamais déçu.

Cette intense histoire d’amour prévoyait donc mon seul bémol de cette soirée: beaucoup trop court. Mais je le savais que ça allait être ainsi, Galaxie commençait à 19h30 et Malajube était prévu à 20h30. Je savais d’avance que la prestation allait durer que 45 minutes. De solides 45 minutes, dois-je préciser.

J’avais de la difficulté à prendre mes photographies, durant les trois premières chansons, parce que mon corps voulait juste taper du pied et hocher la tête.

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Il n’y a pas eu tant de pièces durant ces 45 minutes difficilement plus rock. Dan Thouin, Fred Fortin, Pierre Fortin, Olivier Langevin et les deux choristes Audrey-Michèle Simard et Myëlle se sont permis de longues et puissantes envolées musicales, ou plutôt de rugissantes et infernales charges mélodiques. La déjà très rythmée Chuck Berry a semblé être sur les stéroïdes, avec tout un jam en plein milieu, alors que Camouflar nous a servi un duo basse-voix très blues.

J’ai utilisé le terme choriste et il est un peu réducteur. Audrey-Michèle Simard et Myêlle ne font pas que des «back vocals», ils assurent également le chant principal sur quelques morceaux, interagissent pleinement avec Langevin. Ce dernier semble se sentir libéré d’un poids, se laisse encore plus aller dans les riffs, se promène davantage sur la scène, bref, peut-être un peu plus dans son élément, lui qui est la plupart du temps derrière la tête d’affiche.

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Même si cette présence en début de soirée faisait mon affaire (je devais retourner à Sept-Îles le soir même, c’est-à-dire 8 heures de route), Galaxie aurait mérité d’être le groupe vedette d’une soirée au Festival d’Été de Québec. Je me répète, mais c’était tellement bon que j’en aurais pris, au minimum, deux fois plus.

Maintenant, il va falloir que j’aille les voir pour un spectacle complet, pas seulement la moitié d’un. La troupe est en feu et a réussi à renouveler un peu sa formule. La marche était pourtant haute depuis leur dernière tournée qui ressemblait à un «all star rock band» québécois, alors qu’on y retrouvait aussi Vincent Peake, Pierre Girard et Frank Lafontaine.

Galaxie

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Galaxie

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Galaxie

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Ceci termine mes reportages directement du Festival d’Été de Québec. Ce que j’en retiens, principalement Black Keys et Galaxie, mais aussi Buck 65, Afrodizz, Random Recipe, Champion, Kim Churchill et Duchess Says.

Du côté du OFF, que l’on bénisse le spectacle Clotaire Rapaille: l’opéra-rock. Je vous le conseille à tous. Il jouera dans le cadre du Zoofest, ma gang de Montréalais.

Je ne pense pas faire de bilan plus développé cette année. Les écrits restent et se naviguent facilement en 2011.

FEQ – Où je me foutais de Metallica

Il y avait du monde en ville. Je ne voulais pas aller voir Metallica, mais je voulais aller en ville. Pour un des spectacles du Festival d’Été de Québec, mais aussi pour aller souper chez une amie. Depuis le début d’après-midi, tout ce qu’on voyait passer sur le fil #FEQ, via Twitter, c’était que les autoroutes étaient déjà congestionnées, que les autobus étaient déjà remplis à ras bord, que la file d’attente ne faisait que grossir.

Parfois, les plans changent. Je voulais aller voir l’Orchestre d’hommes-orchestre, mais je ne voulais pas me faire chier avec les bouchons de circulation causés par Metallica pour m’y rendre. Je ne parle pas du trafic automobile, je vise aussi les autobus et les piétons. Et me faire chier, j’entends par là de voir quatre autobus me passer dans la face avant de pouvoir me rendre sur la rue St-Jean. Le spectacle me tentait, mais pas à ce point-là. Être pris dans un trafic qui ne me concerne pas me fait chier.

En arrivant chez mon amie, dans le quartier St-Sauveur, vers 18h, j’ai eu de la difficulté à m’y stationner. Habituellement, j’ai un trou à côté de chez elle. Là, rien, même après deux tours des rues avoisinantes. Pas compliqué, même St-Sauveur, qui n’est pourtant pas le premier quartier voisin des Plaines, servait de stationnement pour les amateurs de Metallica, prêts à gravir la falaise (Côte Sherbrooke) qui sépare le quartier et le chemin Sainte-Foy, puis se rendre aux Plaines par la rue Cartier, j’imagine. Je suis donc, finalement, resté chez mon amie à boire quelques bières et à discuter de tout… et de rien.

Mais même pour partir, j’ai refait face à cette dense circulation. La rue de l’Aqueduc a été occupée dès minuit, et ce, jusqu’à 1h30 du matin. Même les Métrobus faisaient des détours sur cette rue pour aller à Charlesbourg. Je n’ai quand même pas pris de risque et je suis parti de chez elle à deux heures du matin. Pourtant, le boulevard Charest était encore congestionné! Pas de tracas pour moi, je connais d’autres chemins, mais si je raconte tout ça, c’est pour dire à quel point Metallica en a amené du monde en ville.

Ça n’excuse pas la surmédiatisation, mais le phénomène populaire demeure impressionnant.

Ce soir
Dernier soir du Festval d’Été de Québec et toute une soirée. Déjà, le groupe que j’attendais le plus avec Black Keys: Galaxie, dès 19h30, au Parc de la Francophonie. Je vais partir dès les dernières notes d’Olivier Langevin, mais c’est parce que j’ai 8 heures de route à faire, devant me rendre à Sept-Îles, puisque je travaille demain. Mais si j’avais pu, je serais resté pour Malajube et Death From Above. Puis j’aurais sûrement été assez curieux pour voir à quoi ça ressemble, MSTRKRFT, live, même si je ne danse pas.

Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi Creature, Suuns, Thomas Fersen… Méchante dernière soirée.

FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

@ Plaines d’Abraham (Scène Bell)
Andrew Cole / 19h15
The Sheepdogs / 20h
John Fogerty / 21h30

@ Parc de la Francophonie (Scène Molson Dry)
Galaxie / 19h30
Malajube / 20h30
Death From Above 1979 / 21h45

@ Place D’Youville (Scène Loto-Québec
Ours / 12h30
Madjo / 15h30
Lee Fields and The Expressions / 18h30
Thomas Fersen / 21h30

@ Conservatoire de musique
L’Orchestre d’Hommes-Orchestre (The New Cackle Sisters) / 21h30

@ Impérial
Princess & Ezeckiel, Creature, MSTRKRFT / 22h30

@ La Casbah
Mat Fraser Band / 21h et 22h20

@ Largo
Dawn Tyler Watson et Paul Deslauriers / 20h30 et 22h30

@ Cercle
Suuns, M.I.M / 23h

FEQ – En toute simplicité avec Buck 65

Ça s’est rempli tranquillement à l’Impérial, hier soir, pour les visites de Shad et de Buck 65, deux fiers représentants du hip hop canadien. Puis le balcon s’est ouvert avec les premières grosses basses du DJ qui accompagnait Shad. Finalement, à la fin de la soirée, on m’affirme qu’il ne restait peut-être que 80 places au balcon et que la salle n’était finalement pas loin du 900 personnes. Il faut dire qu’il y avait du choix hier soir, même si on ne regarde que le hip hop. Au Pigeonnier, par exemple, on proposait également Alaclair Ensemble, Manu Militari et Booba.

Shad

Le DJ de Shad, dont le nom m’a échappé, a presque assommé le public avec ses premiers beats. Les basses étaient fortes. Je sentais mon poil vibrer. Heureusement, après avoir pris mes photos, j’ai reculé et le son s’est amélioré. D’ailleurs, le son variait beaucoup durant la prestation du rappeur ontarien, selon l’endroit où l’on était, passant d’assourdissant à correct. Très charismatique, Shad a facilement mis le public dans sa poche, entre autres grâce à ses interventions en français. Que ce soit sur les dynamiques rythmes de son DJ ou a cappella, il a montré son talent et mis le party dans l’Impérial.

ShadShad

Buck 65

Buck 65

Le Néo-écossais était seul sur la scène, partant lui même ses beats, mais était accompagné de la chanteuse Marnie Herald pour plusieurs chansons. Cette collaboration était en général réussie, mais certains moments étaient plus douteux. Buck 65 a présenté plusieurs pièces de son récent 20 Odd Years, mais a bien entendu pigé dans son vaste répertoire, dont l’incontournable Wicked & Weird, ainsi que 463, en rappel, qu’il a dédié à son héros de jeunesse, Gary Carter — et troquant sa casquette des Blues Jays pour l’une des Expos pour l’occasion.

Buck 65 offre un hip hop très théâtral. Il n’est jamais statique derrière le micro, il prie, il marche, il joue des personnages, ce qui fait partie du plaisir de le voir sur une scène. Il danse aussi, frénétiquement. Avec sa bouille sympathique, là résident les grandes forces scéniques du rappeur. Autour de moi, près de la scène, le public riait et dansait allègrement. Son charisme et son aisance sur scène ont réussi à faire passer inaperçu qu’il a lu à plusieurs reprises ses paroles, sur des feuilles couchées sur la scène.

Buck 65Buck 65

C’était une bonne prestation, une bonne soirée et j’ai sincèrement adoré, mais tout n’était pas parfait. Il maniait lui-même les platines, rien d’épatant toutefois, ou démarrait ses beats. La foule en général semblait apprécier, mais à se fier à ses grimaces, lui-même ne semblait pas satisfait de ses mix. Il semblait aussi rouillé par moments. Son charisme sauve la mise. En tout cas, les rumeurs disent que James Hetfield applaudissait chaleureusement, de sa place au balcon.

Buck 65

Buck 65Buck 65

Buck 65

Ce soir
Je sais que les Plaines seront remplis d’amateurs de Metallica, mais je sais surtout que je ne suis pas le seul à en avoir un peu rien à foutre. De mon côté, je vais aller voir l’Orchestre d’hommes orchestres jouant The New Cackle Sisters. J’aurais aussi bien aimé aller voir Lisa Leblanc, mais je pense que je ne pourrai pas.

Et quelle enflure médiatique pour Metallica. À Elton John, je me disais que sa visite est rare à Québec, ce qui pouvait expliquer la folie, mais le groupe de métal passe souvent. On le sait que Québec est un incontournable pour eux. Ils viennent à chaque tournée. Alors pourquoi en parler autant qu’on a parlé de Paul McCartney? C’est gros, mais pas exceptionnel.

FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

@ Plaines d’Abraham (Scène Bell)
Dance Laury Dance / 19h15
Joe Satriani / 20h15
Metallica / 21h45

@ Parc de la Francophonie (Scène Molson Dry)
Lisa Leblanc / 19h30
William Deslauriers / 20h30
Ian Kelly / 21h45

@ Place D’Youville (Scène Loto-Québec
Karim Ouellet / 12h30
Les Espoirs de Corinthie / 15h30
Ours / 18h30
Grupo Fantasma / 21h30

@ Conservatoire de musique
L’Orchestre d’Hommes-Orchestre (The New Cackle Sisters) / 21h30

@ Impérial
Hannah Georgas, Kerenn Ann / 20h

@ La Casbah
Cécile Doo-Kingué / 21h et 22h20

@ Largo
Sextet André-Larue avec Mark Weinsten / 20h30 et 22h30

@ Cercle
Musique risquée / 23h

FEQ – Où j’ai décidé d’oublier Karkwa

File pour Karkwa FEQ

Des fois, le destin est de même.

Je devais absolument faire une réparation sur ma voiture avant de retourner à Sept-Îles, dimanche soir après Galaxie. Le rendez-vous au garage était hier. C’était censé être fait dans la journée, mais comme il arrive souvent, le mécano a trouvé un autre hic en faisant la dite réparation. Finalement, la voiture n’allait pas sortir du garage avant ce matin.

Hier soir, j’ai donc dû laisser faire Karkwa (et Plants and Animals qui ouvrait la soirée). Il faut comprendre qu’où je demeure durant mon passage à Québec, chez mon père, c’est en campagne. Il n’y a pas d’autobus. Et celui qui passe le plus près (à 3,3 km) le fait une fois l’heure. Un moment donné, j’ai regardé l’heure à laquelle j’aurais pu arriver si j’avais été chercher l’autobus et j’ai regardé la file qu’il y avait avant la prestation, et j’en ai conclu que j’arriverais devant un Impérial déjà plein.

Pour imaginer la file, elle partait de l’Impérial et se rendait déjà à la rue Caron, avant 18h. À 18h45, elle atteignait la rue St-François, la rue derrière l’Impérial. Pour ceux qui ne connaissent pas le quartier St-Roch, je vous ai fait une approximation sur l’image qui coiffe ce billet. Et pour ajouter à l’image, j’ai lu quelque part que la moitié de la file n’aurait pas pu entrer à l’Impérial, qui est capable de digérer 900 personnes.

J’imagine que j’aurais pu entrer, étant donné mon accréditation média, mais pour me retrouver où? Donc, je me serais fait chier à aller chercher l’autobus (taxi), j’aurais fait deux heures d’autobus, tout ça pour arriver dans une salle méga pleine… Je les ai vus à Tadoussac il y a un mois, je les vois cet automne à Sept-Îles, je me suis dit: «ouan, bien laisse faire mon gars.»

Mais bon… le spectacle avait l’air particulièrement magique. J’ai quand même un pincement au coeur.

J’ai lu quelque part que c’était Karkwa qui avait demandé d’être dans une salle intérieure. Il ne faut donc pas blâmer le FEQ de les avoir mis dans un lieu trop petit.

Ce soir
Il y a les Charbonniers de l’Enfer sur les Plaines, il y a Alaclair Ensemble et Manu Militari au Pigeonnier, mais il y a surtout, dans mon cas, Shad et Buck 65 à l’Impérial. Je sens que ça va être bon. Allez, il ne reste que trois soirs au festivals… et il ne me reste que trois jours de congé.

FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

@ Plaines d’Abraham (Scène Bell)
Les Charbonniers de l’Enfer / 20h30
Jean-Pierre Ferland / 22h

@ Parc de la Francophonie (Scène Molson Dry)
Alaclair Ensemble / 19h30
Manu Militari / 20h30
Booba / 21h45

@ Place D’Youville (Scène Loto-Québec
Roberto Lopez Afro-Columbian Jazz Orchestra / 12h
Les Espoirs de Corinthe / 17h30
Emmanuel Jal / 19h30
Manu Dibango / 21h30

@ Impérial
Shad / 20h
Buck 65 / 21h

@ La Casbah
Craig Miller’s Blues Killers / 21h et 22h20

@ Largo
Gabrielle Shonk Quartet / 20h30 et 22h30

@ Cercle
Music n’ Friends / 23h

FEQ – Rien à vous raconter

Je n’ai rien été voir hier soir, donc je n’ai pas d’histoires particulières à vous raconter.

Ce soir
Aujourd’hui, c’est Karkwa. L’an dernier, ils avaient rempli le Pigeonnier, donc quelques milliers de personnes. Ce soir, ils sont à l’Impérial… je prédis une salle pleine à craquer… malheureusement. Je déteste être coincé dans une foule. Mais bon, ça fait partie des joies de festival. Pour les rapides, les gens en congés, et les touristes, il y a Isabeau et les chercheurs d’or à midi. Oui, l’heure est bâtarde, je sais. C’est mieux que rien j’imagine, mais ça arrive quelques fois que des bons artistes de Québec soient sur l’heure du dîner au FEQ…

FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

@ Plaines d’Abraham (Scène Bell)
Three / 19h15
Voïvod / 20h30
Avenged Sevenfold / 22h

@ Parc de la Francophonie (Scène Molson Dry)
Oli Brown Band / 19h30
Matt Schofield / 20h30
Buddy Guy with special guest Quinn Sullivan / 21h45

@ Place D’Youville (Scène Loto-Québec
Isabeau et les chercheurs d’or / 12h
Bajoli / 17h30
Gé Love & Special Sauce / 19h30
Marco Calliari / 21h30

@ Impérial
Plants & Animals / 20h
Karkwa / 21h30

@ La Casbah
The Twisters / 21h et 22h20

@ Largo
Jean-Pierre Zanella / 20h30 et 22h30

@ Cercle
Young Galaxy, Jewish Deli / 23h

FEQ – Kim Churchill, plus qu’une belle gueule

Kim Churchill

On dira ce qu’on voudra, mais ça aide toujours d’avoir une belle gueule. Il fallait voir, hier soir, à l’Impérial, les jeunes demoiselles s’exciter devant l’Australien Kim Churchill. Regards lumineux, bouffées de chaleur. Je pense même en avoir vu une se lécher les babines!

Heureusement, Kim Churchill n’est pas un boys band, mais bien un sacré guitariste, une voix puissante et un bon auteur-compositeur. On sent rapidement qu’il a écouté du Xavier Rudd, sans ce côté aborigène et moins roots, toutefois. Son folk est gorgé d’un jeu de guitare soigné, avec des techniques qu’on n’apprend pas dans des cours classiques — la guitare devient percussion, le doigté se déplace sur tout le manche, les cordes sont grattées, pincées, frappées, alléluia. Il joue aussi de la grosse caisse et de l’harmonica.

Le conte d’amour entre le public et l’Australien, qui dit vivre régulièrement dans sa vannette de tournée, n’aura pas duré très longtemps, toutefois. Une demi-heure et, hop! on quitte la scène. Pour en avoir plein la gueule, et les yeux pour les demoiselles, il fallait se déplacer la veille à Place d’Youville, vers 17h30, où il a donné une prestation de plus d’une heure. J’y avais attrapé ses deux dernières pièces et il semblait s’y être laissé aller beaucoup plus. C’est là qu’il fallait le voir, on dirait bien.

N’empêche, le public semblait déjà conquis. L’Impérial était déjà plein lorsqu’il a embarqué, sous les acclamations très généreuses. À son départ, la foule a longtemps nourri les applaudissements, l’a réclamé pendant plusieurs minutes, pour huer lorsque la chanson du FEQ a démarré, mettant fin à tous les espoirs d’un rappel. Et l’achalandage à son kiosque, où il vendait et signait des disques, était tel que ça en bloquait la sortie.

Bref, le jeune homme de 20 ans a fait tout un tabac lors de son passage au Festival d’Été de Québec. Et c’est surement plus que pour sa belle gueule.

Kim ChurchillKim Churchill

Kim Churchill

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Petit bémol ici. Lors de ma première soirée au FEQ, à Duchess Says, l’Impérial avait une zone pour les photographes. De fait, c’était peut-être aussi pour éviter les débordements, mais toujours est-il que les photographes pouvaient circuler dans cette petite zone pour faire leur travail. Hier soir, cette zone n’y était plus, et ça m’a frustré.

C’est bête, mais l’Impérial n’est pas évident pour les photographes lorsqu’il est plein. Sans une zone photo, on doit se battre pour se faufiler en avant — et encore, ça ne veut pas dire qu’on sera bien placé. Ou l’on doit se contenter du balcon… ce qui limite la possibilité de prendre de bonnes photographies. Ce qu’il fait qu’on se fait chier et qu’on fait aussi chier le public, qui doit supporter le bruit de nos appareils et notre bataille pour prendre les photos. Une zone tampon pour les photographes règle tous ces troubles.

Si j’en parle, c’est parce qu’il y en avait une lors de la première soirée. Ça fait des années qu’il n’y a pas de zones à l’Impérial, que les photographes font ce qu’ils peuvent et je ne m’en suis jamais plaint. Sauf que là, ils ont montré qu’ils pouvaient le faire, et j’ai surtout vu à quel point c’était mieux. Je ne comprends pas pourquoi la mettre certain soir et l’enlever d’autres soirs. Ça doit vraiment être chiant pour l’équipe technique. Z’allez pas me faire croire que ce sont les deux rangées qui disparaissent qui causeraient problème lors des soirées super achalandées… s’il vous plait.

Ce soir

Je boude ce soir. Non, sérieusement, Pagliaro est intéressant, mais je vais pouvoir le revoir à Port-Cartier. Bajoli pourrait être intéressant, mais je ne suis pas tant tenté. Melissa Auf Der Maur, boah, personnellement, même si tout le monde semble s’exciter. Idem pour Gaëtan Roussel. Il n’y a que Zephyr and Friends qui m’intéresse vraiment, mais je vais profiter de cette soirée pour passer du temps avec des amis. Après tout, je suis aussi en vacances à Québec.

FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC

@ Plaines d’Abraham (Scène Bell)
Jonas & The Massive Attraction / 19h
Michel Pagliaro / 20h15
Éric Lapointe / 21h30

@ Parc de la Francophonie (Scène Molson Dry)
Melissa Auf Der Maur / 20h15
Coheed and Cambria / 21h30

@ Place D’Youville (Scène Loto-Québec
Jamie McLean Band / 12h
Bombino / 17h30
Bajoli / 19h30
Gaëtan Roussel / 21h30

@ Impérial
Alejandra Bibera, Emilie Claire Barlow / 20h

@ La Casbah
David Gogo / 21h et 22h20

@ Largo
Shrofel, Moore, Doxas Trio / 20h30 et 22h30

@ Cercle
Zéphyr and Friends / 23h