Le sous-estimé Guillaume Arsenault

On était peut-être une trentaine dans l’Auditorium du Cégep de Sept-Îles, vendredi dernier, pour le passage de Guillaume Arsenault. Vous vous dites que ce n’est pas beaucoup? Les rumeurs veulent que ce soit la plus grosse foule qu’il ait eue de sa petite tournée nord-côtière. Pourtant, il en mérite plus. Au moins cinq fois plus, c’est-à-dire que l’Auditorium aurait dû être plein.

Mais je n’ai pas à faire la morale à personne, je le sous-estimais moi aussi. Ça m’a vite frappé: je ne le connaissais pas vraiment, finalement, ce chanteur de Bonaventure. Oui, je savais il était qui, oui, j’avais déjà entendu ce qu’il avait fait, j’ai même un de ses albums, mais je dois admettre que je ne l’avais pas assez écouté. J’avais l’impression de découvrir un artiste. Pourquoi n’avais-je pas accroché plus que ça, sur disque? La réponse est à élucider.

Toujours est-il que la performance est solide, parce qu’il est talentueux, parce qu’il nous transporte avec aisance dans sa bulle et dans ses explorations sonores (enregistrements multiples de boucles sonores sur scène, utilisation de dactylo, casserole et autres trucs inhabituels, mélange des genres (blues, folk, chanson, pop, rock, hip hop), textes bien ficelés), mais aussi parce qu’il est vraiment bien accompagné (guitariste-banjoïste, bassiste-contrebassiste et batteur). Comme quoi certains talents résident encore en région éloignée.

Durant sa prestation. à plusieurs reprises, je me trouvais chanceux d’avoir droit à une musique riche comme ça. Je ne cacherai pas que j’en vois moins souvent à Sept-Îles comparativement à lorsque j’habitais Québec. Ironiquement, je n’aurais peut-être pas été le voir, si j’avais encore été à Québec.

Certes, parfois, il y a une naïveté, mais rien pour nuire, au contraire, ça ajoute au charme. Le genre de trucs qu’on se doit d’apprécier lorsqu’un artiste s’amuse avec authenticité et je préfère encore une mise en scène improvisée à une autre trop bien exécutée et sans âme.

C’est même là, sûrement, la grande force de Guillaume Arsenault. De la première à la dernière note de son folk (ou pop épique, comme il dit parfois), il y a une âme, un fort charisme, un charme naturel. On le laisse nous guider avec facilité.

Une chose est sûre, je porterai maintenant plus attention à l’album que j’ai.

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Une réflexion sur “Le sous-estimé Guillaume Arsenault

  1. Je me souviens l’avoir vu à Sainte-Anne des Monts, ça doit faire environ 5 ans et j’avais adoré ! J’étais même repartie avec son album Guillaume et l’arbre.
    Je dois avouer que de l’entendre chanter sa Gaspésie au bord de l’estuaire avait grandement ajouté au charme de son spectacle.
    Bref, je suis bien contente de savoir qu’il fait encore de la musique.

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