Misteur Valaire chez les chicks de Sept-Îles

Misteur Valaire à Sept-Îles 8 avril 2011

Recevoir deux fois en 6 mois la visite du groupe Misteur Valaire, pour une petite ville éloignée comme Sept-Îles, c’est être gâté. Il faut dire que les astres s’enlignaient, comme on aime dire. D’un côté, un gala pour l’implication sociale chez les jeunes les avait engagés pour faire un spectacle à Baie-Comeau, le 9 avril. L’équipe du Cégep de Sept-Îles s’est dit qu’elle pourrait donc en profiter pour les faire rouler un petit 230km (sur la Côte-Nord, c’est petit, ça) pour clore leur Festival de la Jarnigoine. Quelle excellente idée!

C’est donc dans ce contexte que le quintette sherbrookois de Montréal est venu donner une prestation au Thompson Club de Sept-Îles, un lieu que plusieurs pensaient fermer (pour vrai!), qui est en fait une discothèque comme on en trouve partout, avec cette « particularité » qu’elle fait l’historique de certains bandits et de la prohibition de l’alcool dans son entrée. Pourquoi pas. Ça m’a rappelé les rares fois où j’ai été veillé dans ce genre de place à la fin de mon adolescence. Et je dois dire qu’on se sentait vieux, nous, les 28 ans et plus, dans ce party de cégépiens ouvert au public.

Misteur Valaire à Sept-Îles 8 avril 2011

Question de mettre de l’ambiance, il y a un 2 pour 1 sur l’alcool (des « excellents » produits Labatt et Bud) ainsi que du bon boumboum qui font déhancher les gamines et les gamins. Je ne sais pas si c’est propre à la jeunesse, au party du Cégep ou au Club, mais les anneaux fluorescents (glow stick) étaient bien populaires. J’ai pu, aussi, remarquer tous les dégâts de l’influence de Ke$ha sur la mode des jeunes filles. Mais ce qui a fait ma soirée a été d’entendre que même Johnny Cash est rendu remixé sur du gros boumboum: «I walk the line POUM POUM POUM TCHIK A POUM I Walk the line POUM THICK THICK A POUM POUM POUM POUM» ainsi de suite. C’est à la fois dégueulasse et très très drôle.

Par chance, un moment donné, toute cette mauvaise musique a cédé sa place à Misteur Valaire qui ne semblait pas démoralisé par les lieux. Que dire? Les lecteurs du BangBang connaissent bien Misteur Valaire – contrairement à la majorité des Septiliens. Ils nous ont balancé leur électro-pop-hip hop avec toute l’énergie habituelle. Bon, le son ne rendait pas justice aux subtilités de leur musique, mais pas au point de nuire au plaisir. Le pied a tapé, la tête a hoché. Et je salue encore la charismatique présence de France qui continue de m’hypnotiser avec sa basse.

Je dois aussi noter la belle surprise: Fanny Bloom, de La Patère Rose, était avec eux! On a donc eu droit à une très belle version de November Number 3. Joie.

Misteur Valaire à Sept-Îles 8 avril 2011

Le public a répondu beaucoup plus rapidement et mieux que la dernière fois – une chance. Bon, certains n’ont apparemment rien compris à cette musique, mais en général, le public n’était pas là par hasard et dansait allègrement – avec attitude même dans le cas de certaines chicks et certains douchebags.

Je dirais même que le spectacle allait bien, très bien. Même si on était encore loin de la festivité qu’on retrouve habituellement dans les spectacles du groupe à Québec ou Montréal, je n’avais pas le même malaise qu’à leur première visite et j’ai eu ben du plaisir… jusqu’à la fin. Habituellement, un groupe annonce sa dernière pièce, quitte une minute, se fait applaudir et revient. Misteur Valaire a annoncé sa dernière pièce, s’est retiré, les spectateurs ont applaudi… et le DJ a parti sa musique dans le tapis.

Je ne trouve même pas que c’est le DJ qui a été crissement trop pressé le pire là-dedans, non, ce qui est triste, c’est qu’à part les « vieux », personne n’a semblé trouver ça anormal. Les jeunes se sont mis à danser sur la mauvaise musique du DJ comme ils dansaient sur MV. $*%#!* Que c’est poche.

J’ai été présenter mes excuses en personnes à Jules à la fin, mais je réitère: Misteur Valaire, au nom de Sept-Îles, je vous demande pardon pour cette attitude décevante.

Misteur Valaire à Sept-Îles 8 avril 2011

Photos pas très bonnes et extrait live de moi.

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3 réflexions sur “Misteur Valaire chez les chicks de Sept-Îles

  1. Mais quelle attitude condescendante… Sachez, Monsieur le pseudo Journaliste/blogueur/whatever que votre arrogance frise le pathétisme. L’événement auquel vous avez assisté était un party organisé par le Cégep, avec des cégepiens,et pour des cégepiens. Il est selon moi normal qu’un homme de 30 ans ne s’y sente pas à sa place, mais visiblement vous n’aviez rien de plus prestigieux à couvrir j’imagine? Je vous informe également qu’il s’agissait d’un party à la thémathique «fluo», d’où les lightsticks et les accoutrements particuliers des étudiants. Je ne remetterais donc pas en question l’influence de Ke$ha, mais ben votre jugement. J’aime bien Misteur Valaire et je respecte leur travail, là n’est pas la question, mais votre impertinence m’irrite au plus haut point.
    Retournez donc siroter des martinis dans un lounge branché du Mont-Royal, puisque vous êtes si supérieur aux gens de la Côte-Nord.

  2. Allons, allons, il ne faut pas tout prendre de manière si personnelle.

    Je sais bien que c’était un party du Cégep, j’en parle. Je dis même que c’était pour clore le Festival de la Jarnigoine. C’est même pour ça que je dis que je me sentais vieux! Et il n’y aucun mal à ça. C’est ni bien, ni mal, c’est juste un fait.

    Ensuite, pour le fluo et les accoutrements, j’ai justement posé la question: «Je ne sais pas si c’est propre à la jeunesse, au party du Cégep ou au Club». Je me doutais donc que c’était plus en lien avec la soirée.

    Sinon, je ne peux retourner siroter des martinis dans un lounge branché du Mont-Royal, je n’ai jamais fait ça. Mais je vais continuer à être bien heureux sur la Côte-Nord, même si vous semblez croire le contraire.

    Au plaisir.

  3. Vos intentions n’étaient peut-être pas mauvaises, mais vos propos ont choqué des gens. Il serait peut-être seulement bon de faire attention au ton que vous employez pour livrer l’information, pour éviter d’être interpreté négativement ou de tomber dans la critique gratuite.
    Je ne cautionne pas le journalisme aseptisé non plus, seulement le respect des individus.

    Au plaisir également.

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