Vulgaires Machins: une machine de rock bien huilée

Vulgaires Machins à Sept-Îles

L’un des groupes punk les plus en vue du Québec était de passage à l’auditorium du Cégep de Sept-Îles, hier (samedi), les Vulgaires Machins. La dernière fois que j’avais vu le groupe de Granby, c’était lors de leur passage au Festival d’Été de Québec, en 2006, dans une solide prestation qui leur avait d’ailleurs valu le Prix Miroir Coup de coeur – et dans ma tête c’était plus récent que ça… Ce qui explique sûrement pourquoi j’avais une certaine hâte de les revoir, moi qui les suis depuis 24:40.

Je dois admettre que je ne connais pas vraiment le dernier album. Je l’ai bien écouté quelques fois, mais pas au point de bien connaitre les chansons. Je m’attendais quand même pas à entendre plusieurs vieilles chansons, et quand je dis vieilles, je parle d’avant Aimer le mal. Pourtant, Petit patapon ici, Pistache là (que je n’ai jamais aimée, mais quand même), Faut pas s’leurrer, La Ballade des égoïstes, La rue Déragon, Les gens de l’Occident et même J’fais d’la poudre. Sérieusement, j’étais certain que ce premier hit du groupe était banni, qu’ils étaient écoeurés de la jouer. Les fans, eux, visiblement, la réclament encore, en tout cas. Bref, je considère avoir été gâté!

J’aime le son des Vulgaires sur scène. La musique a du tonus, le mur de son est bien rempli, les mélodies ont du mordant. On sent qu’il y en a de l’expérience là-dedans. La semaine dernière, Guillaume me confiait en entrevue (pour Le Nord-Côtier) que maintenant, le groupe tente plus de se faire du plaisir que de présenter une maîtrise technique. «On va plus se souvenir des shows où on a du du fun que ceux où on était parfait», m’avait-il dit, à peu près. Et ça se sent, ça se voit et ça se transmet.

Mon appareil photo est merdique, je n’étais pas super bien placé, voici quand même quelques photos et même un vidéo!

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Je profite de ce premier retour de l’année pour donner quelques impressions sur les spectacles vus depuis le début de l’année.

Alex Perron, le 28 janvier à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Je suis parti à l’entracte. Ça dit tout. J’ai ri qu’une seule fois. J’ai trouvé ça long. Des blagues entendues mille fois. Zzz.

Une musique inquiétante, le 29 janvier à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Une bonne pièce de théâtre avec Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier. J’ai apprécié, mais j’aime quand le théâtre me bouleverse, ce qui ne peut se faire avec cette pièce.

Cabaret Gainsbourg, le 8 février à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Vraiment, et de loin, le meilleur spectacle que j’ai vu depuis que je suis dans la région. Hallucinant. Populus Mordicus nous embarque dans un univers gainsbouresque, non pas en nous offrant une biographie, mais en pigeant dans son personnage afin de nous présenter 18 numéros, tantôt chantés, tantôt actés, tantôt avec des marionnettes, tantôt avec tout ça à la fois. La même magie que j’avais trouvée dans L’Orchestre d’hommes-orchestre qui joue à Tom Waits. Je conseille ce spectacle à tout le monde, même ceux qui n’aiment pas Gainsbourg.

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