Black Keys au Festival d’Été de Québec

Festival d'Été de Québec

Il y en a qui pense que les hirondelles annoncent le printemps, et ce, même si l’adage dit pourtant bien le contraire. Pour d’autres, c’est la très inutile tradition de la marmotte et de son ombre – n’importe quoi. Pour moi, il y a deux choses qui annoncent la fonte des neiges, à part le rallongement des journées, le mercure qui grimpe et la fonte des neiges elle-même, soit la fête de ma soeur quelques jours avant le 21 mars et, bien sûr, les premiers noms du Festival d’Été de Québec.

En bon agace 2.0, le FEQ a lâché, lundi, sur twitter, «Si j’étais à votre place, je serais attentif à ce qui se dira ici demain midi». Hyper efficace, la machine à rumeurs est repartie! Aura-t-on finalement Metallica? (après 10 ans de rumeurs…), Coldplay? Lady Gaga?!

Honnêtement, je ne m’attendais pas à grand-chose. Normalement, les premiers noms sont les gros canons et ne m’excitent pas. Je ne le reproche aux organisateurs, je ne suis juste pas dans le public ciblé des Plaines d’Abraham, habituellement.

The Black Keys

Quelle surprise alors de voir ces deux noms, ce midi: The Black Keys avec Girl Talk en première partie, sur les Plaines, le 10 juillet prochain. On aurait dû y penser, ils sont au Centre Bell le lendemain! L’annonce n’est sûrement pas une coïncidence non plus. Les organisateurs ont sûrement voulu l’annoncer avant que les amateurs de Québec n’achètent tous leur billet pour Montréal. Mais un beau coup pareil. Ce sera leur première fois dans la Vieille Capitale.

Bon, oui, moi aussi je me demande ce qui relie Girl Talk et Black Keys, musicalement. N’empêche, le populaire DJ avait vraiment mis le bordel, dans le sens positif et littéralement, en 2009, à l’Impérial, lors de sa dernière visite au FEQ. Quant au duo rock aux fortes racines blues, je ne pense pas avoir à les présenter et à mentionner pourquoi je risque d’être sur les Plaines ce soir-là.

Pour les autres noms, il faudra encore patienter. Les organisateurs ont mis, dans leur communiqué que «les principaux éléments de la programmation de cette 44e édition du Festival d’été de Québec, qui se déroulera cette année du 7 au 17 juillet, seront dévoilés le 27 avril». Mais je gage qu’on aura quelques noms ici et là d’ici la fin avril. C’est sûr que Black Keys n’est pas le plus gros nom de cette année.

Plus techniquement, les laissez-passer seront en vente dès le 28 avril (dans les supermarchés Métro) et deux jours plus tard en ligne. L’an dernier, ça avait été la folie. Tout avait été vendu le temps de claquer les doigts. Je n’ai pas l’impression que ça va être différent cette année.

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Et nous apprenons que Fred Fortin n’est pas réellement dans Guitar Hero

Il y a deux semaines, Fred Fortin enflammait les Internets et les amateurs de scène locale avec son clip pour Grandes jambes, où il nous transportait dans un stade salement rock, où le feu règne, où tout explose, où le spectateur se fait frapper, etc. La routine, quoi.

Sauf que, en plus de toute cette testostérone, on était transporté dans un émule de Guitar Hero/Rock Band.

On se doutait qu’il y avait de l’écran vert là-dedans, c’est maintenant démontré. La gang a dévoilé un petit making of du fameux clip. De quoi redonner le goût de revisionner le clip… et même d’en faire,

Pour voir le clip, on va voir l’autre billet du 8 février.

Vulgaires Machins: une machine de rock bien huilée

Vulgaires Machins à Sept-Îles

L’un des groupes punk les plus en vue du Québec était de passage à l’auditorium du Cégep de Sept-Îles, hier (samedi), les Vulgaires Machins. La dernière fois que j’avais vu le groupe de Granby, c’était lors de leur passage au Festival d’Été de Québec, en 2006, dans une solide prestation qui leur avait d’ailleurs valu le Prix Miroir Coup de coeur – et dans ma tête c’était plus récent que ça… Ce qui explique sûrement pourquoi j’avais une certaine hâte de les revoir, moi qui les suis depuis 24:40.

Je dois admettre que je ne connais pas vraiment le dernier album. Je l’ai bien écouté quelques fois, mais pas au point de bien connaitre les chansons. Je m’attendais quand même pas à entendre plusieurs vieilles chansons, et quand je dis vieilles, je parle d’avant Aimer le mal. Pourtant, Petit patapon ici, Pistache là (que je n’ai jamais aimée, mais quand même), Faut pas s’leurrer, La Ballade des égoïstes, La rue Déragon, Les gens de l’Occident et même J’fais d’la poudre. Sérieusement, j’étais certain que ce premier hit du groupe était banni, qu’ils étaient écoeurés de la jouer. Les fans, eux, visiblement, la réclament encore, en tout cas. Bref, je considère avoir été gâté!

J’aime le son des Vulgaires sur scène. La musique a du tonus, le mur de son est bien rempli, les mélodies ont du mordant. On sent qu’il y en a de l’expérience là-dedans. La semaine dernière, Guillaume me confiait en entrevue (pour Le Nord-Côtier) que maintenant, le groupe tente plus de se faire du plaisir que de présenter une maîtrise technique. «On va plus se souvenir des shows où on a du du fun que ceux où on était parfait», m’avait-il dit, à peu près. Et ça se sent, ça se voit et ça se transmet.

Mon appareil photo est merdique, je n’étais pas super bien placé, voici quand même quelques photos et même un vidéo!

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Vulgaires Machins à Sept-Îles Vulgaires Machins à Sept-Îles

Je profite de ce premier retour de l’année pour donner quelques impressions sur les spectacles vus depuis le début de l’année.

Alex Perron, le 28 janvier à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Je suis parti à l’entracte. Ça dit tout. J’ai ri qu’une seule fois. J’ai trouvé ça long. Des blagues entendues mille fois. Zzz.

Une musique inquiétante, le 29 janvier à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Une bonne pièce de théâtre avec Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier. J’ai apprécié, mais j’aime quand le théâtre me bouleverse, ce qui ne peut se faire avec cette pièce.

Cabaret Gainsbourg, le 8 février à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles
Vraiment, et de loin, le meilleur spectacle que j’ai vu depuis que je suis dans la région. Hallucinant. Populus Mordicus nous embarque dans un univers gainsbouresque, non pas en nous offrant une biographie, mais en pigeant dans son personnage afin de nous présenter 18 numéros, tantôt chantés, tantôt actés, tantôt avec des marionnettes, tantôt avec tout ça à la fois. La même magie que j’avais trouvée dans L’Orchestre d’hommes-orchestre qui joue à Tom Waits. Je conseille ce spectacle à tout le monde, même ceux qui n’aiment pas Gainsbourg.

Avoir 10 ans toute sa vie (chronique BD)

Bart Simpson

Bart et Lisa Simpson ont 10 et 8 ans depuis plus de 20 ans. Ils ont vécu plus d’un Noël, plus d’une fin d’année scolaire et ont été gouverné par plus d’un président américain (Bush père, Clinton, Bush fils, Obama), mais ils ont toujours 8 et 10 ans. Même chose pour Batman. Il est né en 1939 et pourtant, il ne vieillit pas, même s’il est bien en 2011 comme nous. Ces personnages évoluent dans un monde qui change, qui se modernise, mais eux, ne vieillissent jamais. C’est le propre des personnages du genre..

Un des meilleurs Batman que j’ai lus, c’est justement celui d’un vieux Bruce Wayne, rendu à la retraite, rongé par une soif de se battre, dans une bédé intitulée Batman: The Dark Knight Returns. Et je ne suis pas le seul à le penser. Cette oeuvre a relancé le personnage dans les années 80. Elle a été suivie par Year One, une autre publication majeure, qui a aura donné naissance à une série de «Year One» pour une panoplie de superhéros et qui aura son influence jusque dans le cinéma – les nouveaux Batmans sont un écho direct à ces bandes dessinées et l’impact de ces nouveaux films de Batman ont encore à leur tour un impact sur les films de superhéros.

Pourquoi un tel succès? Probablement parce que c’est l’effet du temps qui transforme un être unidimensionnel en une personnalité aux mille facettes.

Aujourd’hui, dans la chronique BD, on parle d’un Robin des bois devenu plus que vieux, d’une adaptation d’une nouvelle de Kafka et d’un monde parallèle.

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Who are you: un clip pour All Lights On

Je demeure dans le domaine du vidéoclip. Il y a quelques jours, le trio de Québec Who Are You dévoilait un premier extrait sur BangBang, c’est maintenant le moment de mettre des images sur cette poétique musique.

Réalisé par Samuel Matteau, le clip est superbe, à l’image de la recherche artistique que les trois gars s’imposent constamment. Étant moi-même de Québec, je vois évoluer le trio depuis déjà un bon bout et je suis fier de ce qu’ils sont devenus. Ils ont pris leur temps – trois ans – et ils ont bien faits. Maintenant, ils accouchent d’une sonorité mature et qui, j’en suis certain, saura gagner encore plus en précision et en qualité, au gré des albums. On s’en souhaite plus d’un, en tout les cas!

Hier, Who Are You lançait officiellement leur premier album, Breizh. Aujourd’hui, Nicolas Houle du Soleil en parle ici, je dis ça de même.

Fred Fortin coincé dans Guitar Hero

Fred Fortin aime-t-il le populaire jeu Guitar Hero?! La question se pose maintenant.

Pour sa savoureuse pièce Grandes jambes de son excellent album Plastrer la lune (non, on n’exagère jamais sur les compliments avec Fred Fortin), le Bleuet utilise une armée d’effets spéciaux pour nous transporter dans un immense stade où le feu règne comme si on était dans un show de Kiss et, surtout, comme si on plongeait dans l’univers des jeux à la Rock Band et compagnie.

Pourtant, le rocker tente de se débarrasser plus d’une fois de cette interface. Éditorial? Jack White, à propos de ces jeux, a déjà déclaré: «It’s depressing to have a label come and tell you that [Guitar Hero] is how kids are learning about music and experiencing music

Ce qui me fait penser que Joël Martel a déjà blogué sur un utopique Rock Band/Guitar Hero québécois. Je pense que le grand Fred, si ça devait exister, devrait y avoir au minimum trois chansons. Minimum!

Krista Muir fait déjà presque tout, aidez-la un peu!

Krista Muir

Il n’y a pas longtemps, je me disais que ça faisait un petit bout qu’on n’avait pas eu de nouvelles chansons de Krista Muir. Son excellent Accidental Railway date déjà de 2008. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je m’en ennuie.

Heureuse nouvelle, la Montréalaise d’adoption mijote justement dans ses fourneaux son cinquième long jeu! Elle mentionne être entre autres inspirés par The Animals, The Byrds, Emily Dickinson et Dante. Avec du ukulélé et une armée de «vintage organs», elle chantera la théorie des particules et le purgatoire (pourquoi pas?!).

Si son précédent avait été créé avec la complicité d’Indica, cette fois-ci, l’ex Lederhosen Lucil fait tout elle-même. Vraiment tout. Ce serait son plus ambitieux projet, avance-t-elle. Elle compose et joue, évidemment, mais elle réalise, s’enregistre, conçoit sa pochette et, surtout, s’autoproduit.

C’est là qu’elle a besoin de vous. Le montage financier ne repose pas que sur le talent, malheureusement. N’étant pas plus conne que les autres (voir les articles sur l’autofinancement de M. Péloquin de Sorel), Krista vous propose de financer son album avec plusieurs forfaits fort alléchants qui vont de recevoir l’album en version numérique à un spectacle dans votre salon. Le but: amasser 2350$.

Pour ceux qui, comme moi, ont le goût de la marier chaque fois qu’ils la voient sur scène, tous les détails se trouvent sur kapipal.com/kristamuir pour l’aider à terminer Between Atoms.

Juste pour vous donnez le goût de le faire, voici ce vidéo tourné dans le Vieux-Montréal avec la charmante chanteuse.