Je ne fais pas de palmarès (mais je salue les bons coups quand même)

La seule chose qui me manque depuis que j’ai quitté la vie citadine pour la région éloignée, c’est l’accès aux disques. D’une (grande) part parce qu’en tant que journaliste et animateur à la radio, je recevais plusieurs albums et d’une autre part parce qu’il y avait des disquaires, spécialisés, même!

Bon, en étant encore dans la famille BangBang, même en retrait, j’ai encore de temps à autre accès à certains trucs. Mais côté disquaire, c’est mort. Absolument rien à Fermont et pour Sept-Îles, il n’y a que le Wal-Mart, ce qui signifie rien.

Certes, il y a Internet (achats et téléchargements), il y a les vacances dans la civilisation, il y a les amis, donc j’ai pu me mettre plusieurs trucs sous la dent, mais pas au rythme et à la quantité voulue. Mais, le pire, c’est que puisque je reçois ou achète en lot, même après avoir intégré un album dans ma discothèque, ça peut prendre des semaines avant de pouvoir l’écouter comme il faut (ce qui explique justement la sous catégorie plus bas).

Sachant trop ce que je n’ai pas pu écouter, je me refuse à tout palmarès digne de ce nom.

Néanmoins, il y a du travail qui mérite d’être souligné. Ce n’est pas un palmarès, mais plus quelque chose comme un high five pour ceux qui, parmi les disques que j’ai écoutés cette année, m’ont donné du bonheur en 2010.

Arcade Fire - The Suburbs
Arcade Fire – The Suburbs
Un album que je n’ai pas écouté si souvent que ça, ce qui m’étonne si je compare à la critique que j’en avais faite à sa sortie. C’est un très bon album que j’apprécie plus que Neon Bible.

Karkwa - Les chemins de verre
Karkwa – Les chemins de verre
Si j’avais fait un palmarès, cet album aurait eu de bonnes chances d’arriver au sommet, tous genres et langues confondus. Combien de groupes réussissent encore à surprendre et à évoluer à un quatrième album? Peu. Le genre de groupe qui pourrait avoir le même engouement planétaire que Arcade Fire s’ils n’étaient pas francophones.

Chantal Archambault - La romance des couteaux
Chantal Archambault – La romance des couteaux
Une artiste que j’ai découvert à peu près après tout le monde (ben… du monde musical), je n’ai écouté pour la première fois son album que ce mois-ci, mais je pense l’avoir écouté quatre-cinq fois en boucle cette fois-là… et je ne fais pas ça souvent. Un coup de foudre, oui.

Misteur Valaire - Golden Bombay
Misteur Valaire – Golden Bombay
Aucune surprise que je nomme ce disque qui a été à plusieurs reprises un de mes meilleurs compagnons de route sur l’interminable route 389. Tout comme Karkwa, cet album aurait été dans le premier trio d’un vrai palmarès, probablement, même s’il est plus pop et moins jazzé que le précédent. C’est que les gars ont réussi à se rendre plus accessibles sans devenir putes.

Das Racist - Shut up, Dude
Das Racist – Shut up, Dude
Cet album me fait tout simplement toujours sourire tout en me donnant le goût de monter le volume. C’est habituellement un bon signe.

Dirty Projector & Björk - Mount Wittenberg Orca
Dirty Projector & Björk – Mount Wittenberg Orca
Même si ce petit album mérite quelques écoutes pour vraiment bien embarquer dans cette particulière bulle, j’ai été conquis dès le premier essai.

The Franco Proietti Morph-Tet - Live!
The Franco Proietti Morph-tet – Live! A Weekend at Centre St.-Ambroise
Habituellement, on ne met pas de compilations ou de live dans un palmarès, mais ça tombe bien, ce n’est justement pas ça que je fais. Un autre album découvert que récemment, mais que j’ai souvent fait tourner. Sans surprise, ça me rappelle Kobayashi (qui, pour moi, représente le nu-jazz). J’aime quand le DJ est aussi bien intégré, traité comme un musicien à part entière.

Sean Nicholas Savage - Movin Up Society
Sean Nicholas Savage – Movin Up Society
Est-ce parce que je l’ai manqué cet été au OFF de Québec? Peut-être, oui, que mes nombreuses écoutes étaient une sorte de compensation, mais c’est sans aucun doute le signe d’une affection. Un folk intemporel, malgré des influences bien rétro. Il est tout jeune et, pourtant, sa musique semble le fruit d’une maturité musicale.

Holy Fuck - Latin
Holy Fuck – Latin
Même si les albums n’accotent pas les prestations, ça demeure du bonbon pour les oreilles. Si le nouvel album est moins «trash», il a gagné en psychédélisme et en subtilité. Un des meilleurs groupes canadiens.

Radio Radio - Belmundo Regal
Radio Radio – Belmundo Regal
On dirait que toutes leurs chansons restent dans la tête lorsqu’on les écoute. Mais, surtout, le trio a su s’imposer davantage malgré le départ Timo. C’est hyper bonbon, mais ça ne donne pas mal au coeur. C’est rare de tels bonbons.

Baths - Cerulean
Baths – Cerulean
Du hip hop instrumental. Un magnifique boulot d’échantillonnage. Un matriçage tout de même feutré. On se laisse porter par le courant.

Catégorie: Je n’ai écouté qu’une ou deux fois rapidement et dorment dans ma liste d’albums à écouter attentivement et je n’ai donc pas le recul pour bien les juger mais je tiens quand même à les mentionner

Jimmy Hunt – Jimmy Hunt / Les Frères Goyette – Rendez-vous du troisième âge / Moussette – Le club alpin / Panache – Panache / Suckers – Wild Smile / Sunny Duval – Sein noir, sein blanc / Winter Gloves – All red / Grenadine – Grenadine

Catégorie Spectacles – même si ça risque d’être exclusivement du Festival d’Été de Québec

Holy Fuck @ Festival d’Été de Québec
Pour leur musique tricotée très serrée, un gros mur de son, intense, qui nous emporte avec facilité. Ça commençait bien le festival.

The Slew @ Festival d’Été de Québec
Le projet n’est que plus puissant sur scène.

Arcade Fire @ Festival d’Été de Québec
Je les voyais enfin sur scène. Même si je garde mon point que j’aurais mieux aimé une petite salle que les Plaines, ça reste une prestation solide.

Think About Life @ Festival d’Été de Québec
Peut-on rester de glace devant l’énergie de Martin Cesar? leur pop sucré? Non, impossible. C’est la fête à coup sûr.

Caribou @ Festival d’Été de Québec
Je pense que c’est mon spectacle de l’année. C’est la première fois que je le voyais sur scène et j’ai tout simplement été jeté sur le cul. Dire que j’ai pu y être grâce à un retard dans l’horaire. Amen!

Fred Fortin @ Festival d’Été de Québec
Une des meilleures prestations du chanteur que j’ai vues. Malgré un Impérial plein, les versions folk épurées et l’amour du public envers l’auteur-compositeur a créé une atmosphère intimiste. Plus le spectacle avançait, plus le gros rock s’installait. Dans mon top3 de l’année.

Bernard Adamus @ Festival d’Été de Québec
C’est rare qu’un spectacle en plein après-midi réussisse à s’imposer. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Bernard Adamus. Enfin, je voyais sur scène cet album que j’écoutais depuis des mois. Et depuis, je ne souhaite que le revoir.

Karkwa @ Festival d’Été de Québec
Ils sont incontournables. Je n’ai encore jamais vu une mauvaise prestation d’eux, même lorsque le contexte s’y prête moins, ce qui n’était pas le cas ici. Ils sont solides.

Le Golden @ Festival d’Été de Québec
Ce dernier spectacle du festival, littéralement le dernier, a été la cerise sur le gâteau. Je résiste difficilement à des improvisations pigeant dans l’électro, le hip hop et le jazz.

L’Orkestre des Pas Perdus @ Salle Jean-Marc-Dion, Sept-Îles
Quand un spectacle semble passer aussi vite que celui-là, c’est parce qu’on a passé une sacrée belle soirée. De loin le meilleur spectacle de l’automne.

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Moi qui voulais être bref!

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