Le toujours sympathique Vincent Vallières

J’ai tellement l’impression que je vais me faire montrer la porte à force de parler d’artistes qui ne sont pas émergents sur BangBang. Je fais de mon mieux, je vous jure! Kin, y’a Eve Cournoyer la semaine prochaine… et j’ai parlé de Misteur Valaire, la semaine passée. Mais mercredi passé, c’était Vincent Vallières que Sept-Îles accueillait, à la Salle Jean-Marc-Dion.

Vincent Vallières @ Sept-Îles

Je ne suis pas le plus grand fan du rouquin de Sherbrooke. Je l’ai régulièrement fait jouer à la radio, je l’ai vu souvent en spectacle, j’apprécie ses chansons, mais je ne peux pas que je l’aurais vu aussi souvent si j’avais eu à payer à chaque fois. Bref, sa musique est agréable, sympathique, mais ce n’est pas lui qui sécrète le plus de dopamine dans mon corps. J’irais toutefois prendre une bière avec lui n’importe quand tant je trouve qu’il est parmi les plus sympathiques artistes du showbizz québécois.

Ceci dit, je ne l’avais pas vu en spectacle depuis un sacré bout et j’étais bien enthousiaste pour le spectacle de mercredi dernier, même s’il m’avait confié en entrevue qu’Olivier Langevin ne serait pas là, pris par ses projets à Montréal. C’est toujours décevant apprendre l’absence d’un gars comme Langevin, mais pas au point de ne plus y aller, quand même. Et j’ai bien fait. C’était un bon spectacle.

Ce n’est pas un spectacle qui donne des frissons et il ne figurera pas parmi mes meilleurs spectacles de l’année. Mais sa pop est honnête comme peu de chanteurs le proposent et ses musiciens sont solides, avec des arrangements qui peuvent paraitre simples, mais qui ne le sont pas tant que ça. André Papanicolaou est un sacré guitariste, dont on sent l’école Eric Goulet dans certains accords, qui est autant capable de dynamiser une pièce que de lui donner un côté aérien bien précis. Gasse livre des lignes de basses remplies de groove et de vie.

J’ai récemment mentionné la timidité du public de Sept-Îles, bien Vallières a réussi à créer la plus belle ambiance depuis que je suis ici. Pas que la salle était en feu et que plein de soutiens-gorge se sont retrouvés sur la scène – ce n’est pas Damien Robitaille non plus. Mais c’est le spectacle qui avait l’ambiance la plus appropriée. C’est-à-dire que le public chantait quand il devait le faire, que les gens applaudissaient lorsque c’était demandé, que quelques personnes se sont levées pour se dandiner, comme cela devrait justement se faire dans un tel spectacle.

L’auteur-compositeur-interprète a fait spécialement deux chansons pour la région, soit La fille de la Côte-Nord, de son disque Le repère tranquille, et une autre qui est le fruit d’un concours de Radio-Canada dont le prix était l’enregistrement par Vincent d’une chanson écrite par un des auditeurs… et le gagnant était un homme de Sept-Îles. Une attention beaucoup plus sincère que les « Merci Sept-ÎÎÎles! » habituels.

Mon seul bémol de cette soirée: Vincent, arrête de chanter la pièce Tom, le refrain a une des pires rimes de la chanson, avec « une guit’, un fuzz, un bat, un buzz ». Sérieux!

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2 réflexions sur “Le toujours sympathique Vincent Vallières

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