FEQ et OFF 2010: finalement, c’était bien

Vous le savez déjà, le Festival d’Été de Québec a été un méga succès. Record de ventes de macaron/laissez-passer, record de foules, record de gros nom, record de chaleur, record de records, etc. Pourtant, quand la première programmation est sortie, je m’attendais à un festival bien fade pour moi. Certes, une avalanche de gros noms sur les Plaines, mais les scènes plus alternatives étaient pauvres à ce moment-là.

Finalement, le Cercle et l’Impérial ont présenté ce qu’ils accueilleraient quelques semaines plus tard, des noms se sont ajouté au Parc de la Francophonie et j’ai finalement eu de quoi me mettre sous la dent presque tous les jours. Des bons trucs, mêmes!

Arcade Fire - FEQ 2010

Parmi mes moments dont je me souviens encore tout en souriant: The Slew et leur gros rock bluesé accompagné de tables tournantes à l’Impérial; Holy Fuck qui a été égal à lui-même: savoureux; Dance Laury Dance qui m’a surpris par sa forte présence et son rock cliché mais efficace; Think About Life qui est toujours aussi charmant, même lorsqu’il est mal placé; Woodhands qui m’a accroché par son simpliste mais énergique et sucré électro; Arcade Fire, parce que c’était enfin la première fois; Caribou pour son intensité (et peut-être même MON spectacle du festival); Fred Fortin, parce qu’il est aussi dans mon top 3 de cette année; Bernard Adamus parce que c’est bon tout court ce qu’il fait et que le public a créé un beau moment; Karkwa, parce que je n’ai pas besoin de préciser pourquoi ils sont toujours aussi bons; et finalement Le Golden pour leurs improvisations aux envolées électro, hip hop et jazzé.

Pour un gars qui pensait avoir un FEQ faible, j’en ai finalement eu pour mon argent (façon de parler ici étant donné mon accréditation). J’avoue mon étonnement et je fais mon mea culpa.

Think About Life - FEQ 2010

Je dois surement ici saluer le travail d’Arnaud Cordier qui est devenu assistant à la programmation du festival et qui était souvent dans le coin des spectacles que j’ai vus. Cet homme a été disquaire, booker pour Goego, a déjà écrit pour le BangBang (à l’époque papier) et est actuellement directeur de la programmation au Théâtre du Petit Champlain. Je ne sais pas tout le processus du booking, mais il a dû jouer un rôle pour ces artistes que j’aime. On salue aussi Jean-Claude Anto et son équipe du Cercle qui s’assurent que leur salle reçoit des trucs pouvant satisfaire les oreilles plus exigeantes.

Concernant la vente de tous les macarons, les sites qui étaient parfois « sold out », l’engouement des gros noms, ai-je vraiment besoin de donner mon avis, d’en ajouter sur ce débat un peu stérile? Pour moi le défi du festival n’est pas d’attirer d’autres gros noms, mais bien de garder un équilibre entre les gros noms très populaires et les petites scènes plus spécialisées. Quant aux laissez-passer et ces cons qui chialent de ne pas avoir pu entrer sur les sites malgré leur macaron: réveillez, il y a plus de laissez-passer que de place sur les Plaines! Va falloir arriver plus tôt. Ce n’est pas le premier ni le dernier festival à avoir ce genre de « problème ». La solution n’est certainement pas d’en vendre plus…

Ouais, d’accord, mais le OFF là-dedans?
Pour le OFF, je l’ai ironiquement moins fréquenté cette année. Et ce n’est pas parce que sa programmation n’était pas alléchante. La prestation de Colin Stetson figure parmi mes meilleures prestations des deux festivals et je suis encore triste d’avoir manqué Crabe, Jérémi Mourand, NSD et Suckers. C’est malheureusement uniquement circonstanciel.

Colin Stetson - OFF 2010

Je salue l’intégration de la salle Multi de Méduse, une salle de qualité qui permet les fins de soirées (mais peut-être un peu trop longues). Je ne sais pas si la scène aux Jardins St-Roch a été un succès, mais je félicite la tentative.

Une chose est sure: le goût du public pour un festival plus en marge durant le Festival d’Été ne diminue pas, même après sept ans. Les sites se remplissent encore, la foule en redemande et les artistes apprécient leur visite. Et j’ajouterais même qu’on y voit, parmi le public, des gens qui jouent, qui travaillent ou qui couvrent le FEQ, signe que sa programmation est de qualité.

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Bref, ça été un beau onze jours. Du plaisir, de la fatigue, mais beaucoup de plaisir. Merci de nous donner tout ça! Même si j’ai grandi à Québec, je le dis sans chauvinisme aucun (je ne demeure même plus là): la Capitale n’a crissement rien à envier à personne, l’été venue, avec ces deux festivals, tout le monde peut y trouver son compte. Les programmations sont variées et de qualité et les lieux, en plein centre-ville, sont plaisant. La ville est belle durant ces festivals.

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