FEQ jour 11: la cerise sur le gâteau

Ceux qui croient que le dernier spectacle du Festival d’Été de Québec était Rammstein sont aussi perdus que Christophe Colomb lorsqu’il a cru que les Antilles étaient l’Inde. Au moment où ce groupe qui fait plus parler de lui pour ses pétards que pour sa musique terminait, le groupe Le Golden embarquait sur la scène du Cercle pour la toute dernière prestation du festival version 2010.

Mais ce n’est pas le groupe allemand que je suis allé voir avant Le Golden. Je n’étais pas très loin, même pas à 1 kilomètre de là. Le Parc de la Francophonie (Pigeonnier) accueillait lors de cette dernière soirée Land of Talk, Elvis Perkins et Karkwa. Je suis arrivé sur les lieux vers 20h15, quand monsieur Perkins a commencé sa prestation.

Malheureusement pour lui, le son était moyen. Les hautes agressaient nos oreilles, sa guitare était un peu trop forte, tout comme sa voix (entendre les lèvres décoller lorsqu’un chanteur ouvre la bouche est un indice d’un gain un peu trop fort). Néanmoins, cet artiste que je connais plus de nom que de son a été bien sympathique, dans le contexte. Je ne suis pas sûr que c’était ce qu’il y avait de mieux juste avant Karkwa, mais j’ai apprécié son folk teinté de cuivres et de claviers bien suaves. Durant une pièce, il m’a rappelé Urbain Desbois

Karkwa a ensuite embarqué sur la scène après le changement d’instruments. Le spectacle a commencé avec l’excellente La piqure du tout récent album, Les chemins de verre. C’est principalement des pièces de ce disque que le public aura eu droit, d’ailleurs. Ce qui signifie le retranchement de plusieurs bonnes pièces (comme Coup d’état, Combien, Oublie pas ou Mélodrames – ok, elle, ça fait déjà longtemps qu’elle n’est plus jouée, je sais)… Toutefois, les nouvelles pièces sont si puissantes qu’on ne s’en formalise pas tant que ça.

Même s’ils se dont dit rouillés sur scène (leur tournée pour le nouvel album devrait s’entamer cet automne, et Louis-Jean a parlé du Grand Théâtre en novembre), les gars ont été, comme toujours, solides. De petits blancs à deux ou trois reprises, mais ils en rient et passent rapidement à autre chose. Le tout demeure fluide et débordant de saveur.

J’ai la chance d’écouter depuis plusieurs mois un bootleg qui sonne crissement bien du passage de Karkwa aux Francofolies 2008 et la prestation de ce soir me ramène cette question: un vrai album live serait écoeurant! Étant donné mon dos, j’ai commencé le spectacle assis dans la zone VIP/Média… cela a pris trois chansons pour que je débarque dans la foule à m’en mettre plein la face.

Le groupe a gardé ses bonnes habitudes et continue de collaborer avec d’autres dès qu’il le peut. Elizabeth Powell de Land of Talk a été invité sur la scène pour deux pièces ainsi qu’au rappel avec toute la troupe d’Elvis Perkins qui y a joué l’une de ses pièces avant que tous délaissent la scène avec Échapper au sort, où la foule a été invité à devenir une immense chorale.

« C’est le meilleur band au Québec », m’a lancé mon voisin, Jean-François Bilodeau, dit le Baron, directeur musical à CHYZ 94,3 FM, durant la prestation. À quoi j’ai répondu un très simple mais honnête « Ouais ».

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Petite marche vers St-Roch, direction Le Cercle sur St-Joseph pour terminer le festival avec ceux qui se faisaient appeler auparavant Jedi Electro: Le Golden. Ce groupe est formé d’Alex McMahon, Martin Lizotte, JF Lemieux et, normalement, Jean-Phi Goncalvès, mais remplacé ce soir par un autre batteur dont je n’ai pu sais comme il faut le nom…

Le spectacle a débuté à minuit et deux minutes pour se terminer une heure et demie plus tard, pièce en rappel incluse. Le groupe doit être spécialement explosif avec Goncalvès derrière la batterie, mais le batteur remplaçant n’a pas du tout à pâlir de sa prestation.

Dirigé par McMahon, il embarquait et débarquait aux bons moments, y allait du groove parfait et propulsait cette folle musique électronique à la fois dansante et intense (et improvisée!). JF Lemieux y allait de lignes de basse très jazz tandis que Lizotte ajoutait une couche de claviers parfois digne d’un film de vampires. Il s’amusait aussi avec différents jouets, tantôt pour le son, tantôt pour animer visuellement la scène. Il aura même fait faire du limbo à la foule avec un drapeau roulé sur lui-même!

C’était du bonbon et une maudite belle façon de terminer le Festival d’Été de Québec. Le seul hic est la petite foule présente. Probablement que tous les festivaliers étaient fatigués. Quelques dizaines de spectateurs ont tout de même dansé sans gêne sur les gros grooves sales de Le Golden. Avec de telles soirées, j’accepte la disparition de Plaster des scènes québécoises.

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Bilan des deux festivals à venir dans les prochains jours. Pour le moment, un peu de repos…

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