FEQ 2010 jour 1: de la naïveté à la sainte intensité

Le Festival d’Été de Québec 2010 s’ouvrait hier soir avec des chanteurs pop sur les Plaines, du roots au Pigeonnier et de l’altermondialisme à Place d’Youville. Sans hésitation, je me suis présenté à l’Impérial pour Holy Fuck.

Naive New Beaters - FEQ 2010

Avant que le groupe de Toronto n’embarque sur la scène, cette dernière appartenait pour une heure aux Français Naive New Beaters. Les extraits écoutés avant la prestation ne m’avaient pas charmé plus qu’il faut, mais des commentaires de collègues m’ont donné l’espoir de voir une formation dynamique sur la scène au point de, selon eux, rehausser la saveur musicale un peu pauvre.

Certes, les trois gars s’amusent beaucoup, nous font de belles petites danses très kitchs, mais ce n’était pas assez pour moi. Après 30 minutes, je les aurais sortis de la scène, c’était déjà amplement. Leur pop-électro-rock pourrait être efficace; les beats créés par la boîte à rythmes et la guitare, bien que répétitifs et un peu simplistes, peuvent faire danser bien des gens. Ce qui m’a particulièrement tué, à part cette répétition lassante, c’est la voix de David Boring: fade et sans mélodie. Durant tout le long de la prestation, j’ai cherché où était le Queen et le David Bowie qu’ils nomment dans leur influence…

Si ce n’était pas de Holy Fuck, je ne serais pas resté à l’Impérial pour subir toute la prestation des Naive New Beaters. Heureusement, le quatuor canadien a enfin envahi la scène vers 21h40 pour une bonne heure de leur électro tantôt très rock (voire trash), tantôt psychédélique, mais toujours analogique. Même si ce n’est pas la première fois, c’est encore impressionnant de voir tout ce qu’ils arrivent à faire avec de simples boucles sonores (et un ruban 35mm).

Naive New Beaters - FEQ 2010

Holy Fuck est arrivé sur la scène et sans dire un mot a commencé sa performance. Peu de mots ont été échangés avec la foule, d’ailleurs, mais moi ça ne me cause aucun problème. Ils sont dans leur bulle, mais la porte est grande ouverte pour qu’on y entre également. Les musiciens jouent très près l’un de l’autre, dans une presque obscurité, permettant à la musique et à la performance de devenir maître des lieux. Une musique tricotée très serrée, un gros mur de son, intense, qui nous emporte avec facilité.

En début de soirée, j’avais peur que la salle soit vide, mais l’Impérial s’est rempli durant le premier groupe. Une salle peut-être pas bondée, mais assez pleine pour être content pour le groupe et assez vide pour pouvoir y circuler sans se marcher dessus.

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Ce soir, je proposerais Great Lake Swimmers et Andrew Bird, même si je ne suis pas un grand amateur des deux, je reconnais la qualité musicale qui s’y cache. C’est à l’Impérial, dès 20h. Du côté du Cercle, Cooly G a été retenue aux douanes, mais la soirée a lieu quand même au Cercle, avec Millimetrik et Bowly Sharivari, dès 23h.

Je vous laisse avec d’autres photos de la soirée avec Naive New Beaters et Holy Fuck (qui sont difficiles à photographier, étant donné le peu d’éclairage).

Naive New Beaters
Fermont printemps 2010

FEQ 2010 - Naive New Beaters FEQ 2010 - Naive New Beaters

FEQ 2010 - Naive New Beaters FEQ 2010 - Naive New Beaters

FEQ 2010 - Naive New Beaters FEQ 2010 - Naive New Beaters

FEQ 2010 - Naive New Beaters

FEQ 2010 - Naive New Beaters

Holy Fuck
FEQ 2010 - Holy Fuck FEQ 2010 - Holy Fuck

FEQ 2010 - Holy Fuck FEQ 2010 - Holy Fuck

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