L’entente de la bullshit

Voici la merde de boeuf à laquelle je fais référence: Les Francofolies et le Festival d’Été de Québec s’entendent.

S’il-vous-plait, cessez de dire n’importe quoi!

Les organisateurs des FrancoFolies de Montréal et ceux du Festival d’été de Québec ont confirmé, mercredi matin, être parvenus à une entente.

Un communiqué conjoint précise que les deux manifestations musicales vont poursuivre leur développement «sans se nuire».

Les deux groupes ajoutent qu’ils continueront à faire la promotion de la chanson francophone internationale au Québec.

Y’en a du violon là-dedans. Le mélodrame explose littéralement.

Je cherche encore. S’il y a bien un festival ou un évènement qui ne sera pas nui par ce changement de date des Francos, c’est bien le Festival d’Été de Québec!

Le FEQ se partageait déjà des artistes avec la gang de Spectra, avec le FIJM surtout. Ces trois là sont les plus gros joueurs dans le monde du festival musical au Québec, ils ne me font pas pleurer. Ils ne sont même pas même temps!

Ils pleurnichent pour des éventuels exclusivités. Ça déchire ses chemises pour des hypothèses justement hypothétiques.

Je m’inquiète surtout pour les plus petits, moi. Eux, ce n’est pas pour des exclusivités, ce n’est pas pour battre des records d’affluence ou faire plus de profit. Eux, c’est pour survivre. Eux, c’est pour avoir une programmation complète. Eux, c’est pour avoir ou non de la visibilité. Pour eux, c’est de pouvoir exister ou non! L’impact est direct et brutal.

Pis certains d’entre eux sont en même temps que les nouvelles dates des Francofolies ou à 2 jours près. Pris entre les Francos pis le Jazz.

Ne nous leurrons pas, Spectra, du coup, monopolise le mois de juin au complet. Tous les autres pendant ces 4-5 semaines deviennent bien secondaire. Si les Francos, par ce déplacement, passeront du rouge au vert, ils tueront pleins de petits évènements qui gravitaient autour… Bravo! C’est si triste et si con que c’en est absurde.

Pourquoi il n’y a pas de négociations avec le Festival de la chanson de Tadoussac? Pourquoi il n’y a pas de discussions avec les organisateurs de la St-Jean? Puis avec le festival autochtone? L’OFF-Jazz? Puis les autres?

Étrangement, c’est eux qui perdront le plus dans cette histoire.

Eux et le citoyen.

Le pauvre ne se rend pas compte encore combien il sera sursaturé en juin et abandonné en août… Je le plains déjà.

C’est n’importe quoi.

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Selon le communiqué, la direction des FrancoFolies a reconnu qu’un changement de date comportait d’«importants risques» pour la mission francophone du Festival d’été.

Pour sa part, la direction du festival québécois […] a dit avoir compris les réelles difficultés financières qu’éprouvaient les FrancoFolies en maintenant une programmation en août

Faites-moi rire!

Le brun, la couleur de l’amour

Je suis un peu en retard, mais faut comprendre: je suis à Fermont!

Sérieusement, je dois faire une déclaration d’amour. Je ne peux garder ça pour moi. Il faut que le message passe. Il faut que le coup de foudre aille frapper mes voisins, tes voisins et leurs voisins.

J’aime Bernard Adamus et son album Brun.

Un pur bonheur! Je viens de l’écouter en boucle pour la troisième fois pour préparer une critique pour mon journal et voici quelques notes:

« C’est brun. Brun comme une barbe pas rasée, comme un vieux chalet confortable, comme le rhum qui réchauffe ou tout simplement comme une bonne bouteille de bière (*). C’est surtout vivant et humain, chaleureux et invitant. Ça nous fait sourire et taper du pied en même temps. Une fois le disque démarré, on ne veut plus l’arrêter. Il faut dire qu’il le dit dans l’une de ses pièces: le brun, c’est la couleur de l’amour! »

* En me promenant sur le web, j’ai remarqué que FrancoPhil a fait une énumération similaire. Ben kôline! Les grands esprits se rencontrent!

Pour les ignorants en retard comme je l’étais, c’est un diablement savoureux mélange de blues, de folk, de country et d’un petit côté sale rappelant parfois Tom Waits, je dirais même que parfois il y a des élans de gospel. C’est avec des gars de Plywood 3/4. Donc c’est délicieux.

Notre amie Valérie Thérien s’entretenait avec lui ici pis la nouvelle venue La Pimbêche en parlait elle aussi icitte.

Je dois dire que ça fait un bout’ que mes amis et ex-collègues du milieu me parlent de c’te bonhomme là pis que je vois son nom dans différents médias. Je suis content d’enfin pouvoir l’écouter, depuis deux semaines. Ils avaient raison, c’est du bonbon.

Pédo Pedro se lance à Québec

Je vais paresseusement copier-coller un communiqué, mais c’est pour une bonne cause. Surtout pour un spectacle que je ne manquerais diablement pas si j’étais à Québec.

Québec – C’est samedi le 28 novembre, au bar Le temps partiel, que le groupe montréalais Pedo Pedro et ses Enfants a décidé de faire son escale sur les terres de la vielle capitale. Cette formation loufouque lançera quelques pièces de leur répertoire électro punk et nous réapprendra à vivre en chansons.

On aimerait pouvoir vous dire que Pédo Pedro est éternel parce qu’il est amour, qu’il n’est jamais né et ne disparaîtra jamais, mais c’est faux, c’est même archi faux. Pédo Pedro n’est pas qu’amour, il est aussi une série d’anecdotes sur la Bible et le code civil et ça, ça meurt, ça nait, ça vit, ça palpite et tout ça, dans la plus pure tradition DIY.

Pedo Pedro sera précédé du groupe trifluvien J’ai le cancer et Brun Citron de Québec.

PEDO PEDRO et ses enfants
+ J’AI LE CANCER + BRUN CITRON

Samedi le 28 Novembre 2009, 21h
Bar le temps partiel
698 D’Aiguillon
Entrée:5$

http://www.myspace.com/pedopedroetsesenfants
http://www.myspace.com/jailecancer
http://www.myspace.com/bruncitron

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Je ne connais pas J’AI LE CANCER, mais Brun Citron et Pédo Pedro sont déjà des arguments plus lourd que des sumos.

L’avion… c’est beurk!

Cela va bientôt faire un an que je demeure à Fermont. C’est en janvier que je célébrerai cela.

Depuis, je ne suis sorti que trois fois de Fermont: à mes vacances en juin, il y a moins d’une semaine et aujourd’hui. Un peu plus pis mes sorties sont faites de concentré comme la majorité des jus.

En général, on sort de Fermont en avion. À moins que l’on parte pour un long séjour et qu’on ait une voiture.

Puis j’entends plein de gens autour de moi glorifier l’avion: c’est rapide, simple, paresseux, etc.

Un avis que je ne partage pas pentoute. L’avion, c’est plate.

Sincèrement, faire de la route, du train, ça a de la poésie, ça a une âme presque. L’avion? Ça n’a rien. C’est juste commode. C’est toute.

Prendre l’avion, ce n’est pas ce que j’appelle voyager. Certes, sans l’avion, traverser des océans et des continents serait long et pénible. Certes, prendre l’avion me fait faire le trajet Wabush-Sept-Iles en 45 minutes alors que c’est 7 heures en char.

Ça reste ronflant.

En voiture, on vit le voyage, on voit le paysage, on observe les régions, les villages, on frôle quand même un peu la vie locale des gens. Pas en avion. C’est comme entrer dans un tunnel pour sortir à l’endroit désiré. Pendant qu’on est dans le tunnel, on ne sait pas ce qui existe en dehors de ce tunnel. On en manque un bout’. Du coup, ça me fait penser au métro. Transport en commun génial que je préconise, mais pas palpitant.

Quand j’ai traversé le Canada, je me suis amusé à me promener 2-3 heures de temps dans les transports en commun de Winnipeg, Vancouver ou Victoria. Pas le métro, nah, les autobus ou les Skytrain. Si j’avais pu, j’aurais fait pareil à Toronto avec les tramways. Pourquoi? Parce qu’on visite des quartiers qu’on ne verrait pas en tant que touriste.

Que l’on se comprenne, puisque je viens que 36h, dans ce cas-ci, à Sept-Iles, je ne ferais pas cet aller-retour en voiture. Bien-sûr, l’avion est le choix tout indiqué. Mais c’est encore une fois que parce qu’il est pratique, pas parce qu’il est le plus agréable. On ne me ferait jamais faire Québec-Montréal en avion. Surtout qu’en incluant le temps d’attente à l’aéroport, c’est pratiquement le même temps, au bout du compte.

Qu’on ne me balance pas la joie de voler! On s’en rend à peine compte une fois dans l’avion. Faites-moi pas croire qu’on ressent la sensation de voler dans un gros Boeing! On est loin du Cesna qui brasse de partout!

L’avion: beurk!

Bennet dans Commando: pire méchant?

Je suis pour quelques jours à Sept-Îles pour des raisons professionnelles. En tant que Fermontois, on peut dire que je suis donc en « bas » ou dans la civilisation.

Quoique Sept-Îles n’a aucun magasin de disque. Je n’ai toujours pas cicatrisé cette blessure. Sept-Îles n’est pas trop trop civilisation non plus, dans le fond, si elle n’a aucun disquaire.

Toujours est-il que qui dit aller dans une autre ville pour affaires dit hôtel. J’ai prévu le coup, je me suis traîné des films dans mon portable. Ce soir, c’était Commando, le grand classique avec Arnold de 1986 que je n’avais pas revu depuis mon enfance.

Wow! Il y a de ces répliques fascinantes là-dedans!

Outre les répliques et les cascades invraisemblables, il y a le gros méchant: Bennet.

Au début, je me demandais comment ce méchant pouvait être crédible alors qu’il a autant de charisme qu’une débarbouillette. Il est costaud, mais zéro muscle. C’est du putain de gras. À côté de Schwarzy, y fait vraiment pitié.

Mais il y a plus. Le film avance pis on regarde sa façon de bouger, sa façon de s’habiller, sa façon de parler de John Matrix, sa façon de crier, sa façon de porter la moustache, puis la révélation se fait: c’est un gai refoulé qui, dans le fond, ne s’avoue pas son amour envers Matrix pis c’est pour ça qu’il veut le tuer. C’est évident!

Pour ceux qui doutent, prenez ce lien Youtube pis regardez le combat de la scène finale. Remarquez sa face de gars profondément déséquilibré mentalement, sa façon de dire « Je vais te tuer » alors qu’il pense « Je t’aime tellement, fais-moi un enfant! »

C’est de toutes les beautés.

Le service surpersonnalisé

Avez-vous vu cette nouvelle mode en publicité? Les commis qui connaissent le nom des clients?! Ou plutôt comment on nous prend pour des morons.

Prenons Tim Hortons. La caissière appelle l’autre Yannick qui est dans la lune, l’autre Annie (ou je sais plus trop) qui s’extasie devant l’annonce d’une soupe à l’oignon.

Au-delà de l’aspect niaiseux des clients, cette façon de présenter la relation client-caissière est autant trompeur que de voir un homme super heureux d’avoir la grippe parce qu’il peut enfin boire son super sirop qui le drogue plus qu’un champignon magique.

J’ai moi-même pendant plusieurs mois été cherché tous les matins, ou presque, un gros chocolat chaud dans un commerce du genre, pis si les caissières savaient ce que je prenais sans me le demander, ni elles, ni moi, ne connaissait le nom de l’autre! Pis je suis sûr qu’elles s’en foutaient autant que je m’en fichais.

Mais le pire ce sont les nouvelles annonces d’Uniprix. Non seulement elles connaissent le nom de la cliente, mais elles partagent leur peine, sont tellllllement compatissante. C’est si gros que je suis sûr de ne pas être le seul à rire en voyant ces publicités-là!

À moins que le pharmacien soit mon meilleur ami, que je ne le vois pas venir me voir, me faire une petite tape dans le dos en me disant: « Pis, tes hémorroïdes? C’est passé? » Ce sera un dévisagement assuré, aussi sympathique puisse-t-il être!

À bien y penser, dans la publicité concernée, il n’y a pas un foutu chat dans la pharmacie. Peut-être est-ce leur seule cliente? Ça expliquerait bien des choses…

Parce qu’en plus, y’a-t-il un endroit moins intime qu’une pharmacie pour raconter ses bobos?? Y’a toujours 2431 personnes autour.

Robin se donne à vous

Le cinéaste-musicien-animateur Maxime Robin vous fait un cadeau de Noël.

Son super album Is A Town Tempo Kind Of Guy est maintenant offert gratuitement.

Si vous ne l’avez pas, il ne faut même pas hésiter, on saute sur ce lien avec son clic droit (maximerobin.com/towntempo.zip) pis on télécharge ça sans remord.

Ensuite, on le pousse à sortir de quoi de neuf. Surtout qu’il va avoir du temps, le petit Maxou, les rumeurs disent qu’il quitterait bientôt la direction de la programmation de CHYZ 94,3 FM, dans la Vieille Capitale.

Oui, on a pu se mettre sous la dent le projet 30 BPM puis Pax Kingz avec Pascal Asselin… mais ce ne sont pas un nouvel album de Maxime Robin.