Premiers noms d’Envol & Macadam

Le festival Envol & Macadam, évènement dédié aux musiques alternatives qui a siégé plus de dix ans dans le quartier Limoilou mais maintenant dans St-Roch, a annoncé trois premiers spectacles de ses prochaines festivités, du 10 au 12 septembre 2009.

Voici ces fameux noms:
Sick Of It All, le jeudi 10 septembre ;
Punk Rock Karaoké avec Eric Melvin (NOFX), Greg Hetson (Bad religion), Steve Soto (Adolescents) et Derek O’Brien (Social Distortion), le vendredi 11 septembre ;
Bad Religion, le samedi 12 septembre.

Pis voici d’autres détails directement copié du communiqué.

Encore une fois, cette année, Envol et Macadam présentera une programmation diversifiée et impressionnante. Plusieurs autres gros noms seront dévoilés d’ici la conférence de presse officielle le mardi 11 août.

Concours Punk Rock Karaoké : Ils jouent… tu chantes!
Le public est invité à participer à Punk Rock Karaoké. Comment faire ? Il suffit de remplir le formulaire d’inscription disponible sur les sites http://www.envoletmacadam.com et http://www.exo.com, de choisir une chanson parmi les 25 titres proposés et de nous faire parvenir la vidéo de votre performance avant le 31 août 2009 minuit. Le vote du public en ligne (www.envoletmacadam.com), qui se déroulera du 3 au 31 août 2009, permettra de déterminer les 10 gagnants qui auront la chance de performer sur scène avec les artistes renommés de la formation. Inscriptions et règlements à compter du 03 août.

Le passeport 3 jours est de retour
Dès ce vendredi 24 juillet et jusqu’au 15 août, procurez-vous le forfait 3 jours du Festival Envol et Macadam au tarif préférentiel de 20 $. Par la suite, du 16 août au 1er septembre 2009, la prévente du forfait se poursuit au coût de 25 $. Prévente sur le réseau Billetech et chez Exo.

Pour la deuxième année consécutive, Envol et Macadam présente son festival à l’Îlot Fleurie, sous l’autoroute Dufferin-Montmorency (emplacement du Cirque du Soleil). Venez assister à ce festival alternatif et audacieux, présenté dans un décor urbain et enchanteur !

Ces noms me font aucunement lever le poil sur les bras, ils me font presque bailler même. En fait, Envol & Macadam ne m’excite plus depuis quelques années, m’ennuie presque. Mais je sais qu’il y a un public pour ça.

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Je me souviens encore d’une époque où le festival siégeait au coin de la 3e avenue et de la 6e rue, dans Limoilou. La scène directement dans la rue. En particulier une prestation de Fred Fortin en homme-orchestre. Un festival doit habiter son lieu et depuis le retrait de cette scène, je n’ai jamais retrouvé le plaisir.

Je me fais nostalgique. c’est le temps d’arrêter de boire.

FEQ et OFF: Finalement

Fini les festivals d’été à Québec. Pour le moment, on s’entend. Il reste le Folk en août, Envol et Macadam en septembre et Antenne-A en octobre. Mais concluons avant-tout le Festival d’Été de Québec et le Festival OFF de Québec.

Donc: que retenir de cette édition? Je crois qu’à la fin de mes vacances, je retiendrai surtout Thunderheist (Cercle), Bell Orchestre/Beirut (Impérial) puis Beast/Les Claypool (scène Molson Dry) de ce 42e FEQ. Puis ensuite, en y réfléchissant, je vais ajouter Plants & Animals (scène Molson Dry). Pis je n’oublierai pas mes légères déceptions de Patrick Watson (scène Molson Dry) et Xavier Rudd (scène Molson Dry), parce que je crois ne plus aimer les spectacles extérieurs. Je n’ai pas aimé les ambiances de ces spectacles, le grand air semblait avaler toute la magie habituelle – en fait, y’avait-il une ambiance?

C’est pour cette raison que sur le chemin hier, pendant le long trajet d’autobus, j’ai changé d’idée. Je ne suis pas allé voir Malajube, Karkwa et Pierre Lapointe sur les Plaines d’Abraham. Je n’aime déjà pas l’ambiance des Plaines et avec mes amertumes récentes, je me suis dit que je préférais éviter celle-là… puis j’étais fatigué des dix journées précédentes.

Toutefois, le FEQ a offert dans l’ensemble une bonne programmation. Un bon équilibre entre les gros spectacles pour les matantes, les banlieusards, les nostalgiques, les « je n’écoute que ce qu’on m’offre à la radio » et les groupes moins connus, plus artistiques, plus en marge. Bref, y’en a vraiment pour tous les goûts et c’est là la mission d’un festival de la grosseur du FEQ. Puis je n’ai jamais vu autant de gens que cette année. Sting et KISS ont battu des records d’assistance, l’Impérial a créé des files de quelques kilomètres!

Du côté du OFF, je retiens Pattern Is Movement et Aa (Parvis de l’église St-Jean-Baptiste pour les deux). Puis la nuit électro avec TMDP, Le Matos et Cougarettes (Studio P), mais pas nécessairement pour le positif. Mais dans l’ensemble, encore que du bien pour le OFF. Pour avoir déjà été dans son organisation, je sais que le OFF se questionne sur sa pertinence chaque année, et devant sa programmation et le succès auprès du public, on peut qu’en 2009, le OFF est encore pertinent.

Je vous reviens avec un SUPER ALBUM PHOTO bientôt.

FEQ: Jour 9 et 10 / OFF: Jour 3 et 4

Le gros est fait. Il ne reste qu’une seule journée au Festival d’Été de Québec et le OFF se terminait samedi soir. Le repos arrive. Quoique j’ai déjà commencé à prendre ça plus tranquillement, surtout après la nuit de vendredi! Ouf!

C’est un titre un peu trompeur que je vous propose. J’ai pratiquement rien été voir du FEQ vendredi et samedi soir. Le OFF l’emportait haut la main avec sa programmation. Fak on tend le bras, agrippe la poignée pis on démarre ça.

Vendredi, la soirée a commencé avec Pattern Is Movement au Parvis de l’église St-Jean-Baptiste, sur la rue St-Jean. J’aurais voulu débuté ça avec Lake Of Stew au Sacrilège, mais on ne contrôle pas toujours ses horaires. Le duo de Philadelphie était dans les prestations que j’attendais avec enthousiasme. Non seulement le batteur semble être mon frère jumeau, mais leur musique me touche. Je suis toujours ébahi par le contraste qu’ils nous proposent.

Derrière la batterie dont les baguettes ne cessent de frapper une peau ou une cymbale, sur des rythmes débiles, le clavier et la voix sont en douceur et lyrique! Et pourtant, ce contraste fonctionne. C’est bon. Trois covers ont été faits, dont Everything In It’s The Right Place de Radiohead au rappel – délicieux, le duo se l’approprie parfaitement et cadre avec justesse dans le moule de Pattern Is Movement. Une belle prestation offerte par le Festival OFF de Québec.

Ensuite, après une petite attente, la formation de Montréal Pawa Up First a balancé son post-rock cinématographique aux fortes influences électroniques et hip hop. Prestation courte mais efficace, où les musiciens ont visités des pièces des trois albums, en plus d’avoir la dynamique participation de Boogat qui a collaboré à une pièce du plus récent disque. Si ce n’était du couvre-feu de 23h, la foule en aurait sûrement eu plus.

Direction la basse-ville pour l’énorme soirée électro/électro-punk au Studio P, sur la rue St-Joseph (en haut de l’Intermarché, voisin de l’Impérial). Le menu programmait TMDP, duo de Toronto offrant un électro très dansant aux saveurs années 80, très catchy. Efficace si on est un danseur, un peu long lorsqu’on ne fait qu’écouter, il manque une couche pour épater l’oreille attentive.

On quitte un peu le OFF pour aller voir Think About Life au Cercle dans le cadre du FEQ. Vu les deux dernières pièces et la première du rappel (je ne peux dire s’il y en a eu plus qu’une en fait…). Invitation de spectateurs sur la scène, dynamique, mais la foule pas tant en délire. « La foule capote vraiment à Montréal, c’est même la folie, à Québec c’était tranquille« , me raconte même une espionne de CHOQ en visite pour le OFF.

Par la suite, Le Matos venait brûler les planches avec ses remix et ses vidéos dignes de mention. Un son très club, très gras et actuel. La force du trio est le non-stop, jamais de blanc, jamais de pause, tout roule, tout s’enchaîne, tout brûle – surtout les calories. Bravo au remix d’Omnikrom… un peu moins pour celle de Coeur de Pirate… ça ne me la fait pas plus apprécier.

Après une attente qui paru longue, dû à la fatigue, les très attendus Cougarettes ont envahi la scène. Légère déception. Il faut dire que les extraits mettent la barre haute. C’est sacrément bon. On s’attend à une explosion sur la scène, on s’attend à une performance qui marque au fer rouge. On se fait des grosses attentes. On oublie que le groupe est tout jeune, qu’ils ont à peine 5 prestations dans le corps (celle du OFF était la sixième).

C’est un groupe qui répondra probablement à ces attentes dans les prochains mois, mais là, pas encore. Les blancs entre les pièces partiront, Cardy prendra de l’assurance et peaufinera son personnage scénique, une cohésion s’installera parfaitement. Néanmoins, la foule a trippé et malgré le 2h45 du matin, elle en voulait encore, mais le groupe avait épuisé son catalogue. Je dois également mentionner un problème de son hors de contrôle au groupe, la voix de Cardy n’était pas juste en arrière-plan, elle était carrément absente, à peine audible lorsqu’elle criait.

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Puisque la veille a pris beaucoup d’énergie, le peu qui restait après 8 jours de festivités, le samedi a été tranquille. Ma priorité était de voir Aa, que l’on prononce Big A little a. Alors je me suis dirigé directement au Parvis de l’église St-Jean-Baptiste où était prévu dans le cadre du OFF Torngat et Aa. Mais il y a eu plein de changements dû à la température. Annulation et reannulation de l’annulation. C’était un peu confus. Finalement, on a eu Webster, Movèzerbe et Aa au parvis de l’église.

La prestation de Webster et ses amis de Limoilou Stars m’a paru un peu longue. Je trouve le hip hop du Québécois un peu terne, manque de saveurs originales. J’aime moins le hip hop classique. Dommage, il écrit des textes intéressants. Ensuite Movèzerbe, le all-star band des groupes hip hop de Québec, a pris la relève avec son hip hop aux saveurs funk et reggae. Plus coloré, plus efficace et en plus les musiciens semblent vraiment s’y amuser. Mention pour KenLo qui vole la vedette chaque fois qu’il prend le micro. La foule s’est un peu réveillée à ce moment.

La grâce amena enfin, un peu passé 22h, la formation de Brooklyn, Aa. Le principe du groupe est simple: la scène n’existe pas. On place donc les deux batteries et le clavier au milieu de la foule. Celle-ci peut les coller, voire les bousculer si elle danse trop. La résultat est presque animal, au minimum tribal. Un rock très rythmé, où les percussions règnent, mais où planent des voix et un clavier tantôt sombre, tantôt inquiétant. C’est bon. Très bon. Une expérience. Un spectacle qui vaut le déplacement et l’attente.

Puis avant le retour à la maison, petit arrêt au Studio P pour voir le Peter Project, du hip hop instrumental où le DJ s’amuse à être en même temps VJ, sur deux petites télévisions sous ses platines. Un excellent 15 minutes qui me donne le goût d’en entendre plus de la part de ce DJ.

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La dernière soirée du FEQ n’a que ceci d’intéressant:
Malajube, Karkwa et Pierre Lapointe sur les Plaines, dès 19h.

Ensuite, on se repose.

FEQ: Jour 7 et 8 / OFF: Jour 1 et 2

Flagellez-moi quelqu’un! J’ai pris du retard! Un méchant retard. Pis c’est même pas dû à de la procrastination. Étonnement.

Simplement que j’ai beau être en vacances ces temps-ci, ça roule quand même. Parce que pendant ces vacances, je retourne temporairement animer l’émission du retour de CHYZ, comme dans le bon vieux temps, je cours au Festival d’Été de Québec et au OFF, j’écris sur ce blogue et me tape des heures d’autobus. Ça fait des bonnes journées remplies, disons.

Hier c’était d’ailleurs une bonne soirée. Dans le sens de grosse soirée. Après avoir conclu l’émission Chérie, j’arrive!, j’ai tenté d’aller voir Lucien Midnight et Julie Doiron qui ouvraient le Festival OFF de Québec au petit – mais sympathique – Fou Bar. Mais c’est surtout petit. Fak, je n’ai pas pu entrer. Tout juste me faufiler et cacher deux-trois personnes le temps de prendre quatre-cinq photos.

De ce que j’ai pu voir et entendre par la fenêtre, c’était bon. Mais on se tanne vite sur le trottoir à écouter par une fenêtre pis je suis parti.

Direction le Parc de la Francophonie pour Plants & Animals au FEQ. Belle ambiance. Cependant, mes impressions semblent détonner des opinions que j’ai pu ouïr. Peut-être dû à l’endroit où j’étais. C’est-à-dire assez près de la scène, là où vont les personnes à mobilité réduite – que je suis poli! – et les photographes. Une belle prestation du groupe, mais qui ne semblait pas se rendre plus loin que les 10 premières rangés. Les plus grands maux dont on m’a fait part concernent le son. « Il y avait un 100hz gossant » et autres « Le son était pas fort », « Le mix était flou », etc. Pour ma part, j’ai préféré cette prestation à celle d’Osheaga l’an dernier.

Un peu la même chose pour Patrick Watson. Mêmes critiques sur le son. De mon côté, je ne saurais dire quoi. Peut-être le son, oui. Mais dans les peut-être 5 ou 6 fois – je n’ai jamais compté – où j’ai pu voir Monsieur Watson et son groupe à l’oeuvre, ce fut le moins bon. Pourtant, il y avait tous les ingrédients.

Commence en force avec projections sur une immense toile voilant la scène, dont les musiciens s’amuseront avec les ombres, pour finir sur des projections sur un écran au fond de la scène et sur Patrick Watson lui-même. Une section cordes, quatre violons, était également présente. Sans parler de la visite dans la foule avec des sac-à-dos-haut-parleurs.

La foule qui capote aux premières notes de Beijing, la troisième pièce. Devant ces cris de la foule, je me suis demandé si j’étais à un spectacle de Pierre Lapointe ou de Patrick Watson. Je pensais qu’il avait des fans, pas des groupies. Ça m’a troublé.

Toujours est-il qu’il manquait quelque chose. Cette touche magique habituelle. C’est vrai que le son manquait de punch ou de force. Les percussions ne ressortait pas – ce qui est un sacrilège devant le jeu divin de Robbie Kruger. C’est comme si on avait un super bon gâteau, tendre et moelleux, mais qu’on avait pas le crémage pour l’accompagner. C’était bon, mais sans magie, comme ce l’est habituellement.

Je suis parti pendant la première pièce du rappel pour aller faire un tour en basse-ville. Petit arrêt à la Casbah pour voir Franz Hoft, formation de Québec invitée par le OFF qui fait groover avec son afrobeat. Efficace. Puis ensuite au Cercle pour tomber entre Bad Flirt – maudit! – et The Carps. J’aurais vraiment aimé en voir plus de The Carps, mais je devais prendre le dernier autobus. Le son du duo live est assez différent des versions studio. Une guitare plus sale, pas d’électro, une batterie rentre-dedans et une voix super soul. J’aime ça!

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La soirée du 16 juillet aura été assez calme, finalement. Il y avait Tire le coyote, projet solo et folk de Benoit Pinette de Fonojone, et Who Are You, la nouvelle sensation de Québec. Mais c’était au Fou Bar… lire l’histoire plus haut pour comprendre pourquoi je n’ai même pas été faire un tour.

Je ne savais pas quoi faire par la suite. Quoi choisir entre Dany Placard au Pub St-Alexandre et Xavier Rudd au Pigeonnier. Les circonstances m’auront mené vers Rudd. Je me suis tapé la première partie cependant, Mishka. C’était long. Je n’ai pas aimé. Je trouve son reggae répétitif. J’avais hâte qu’il quitte.

Xavier Rudd nous réservait un surprise, il joue maintenant avec un bassiste. Il traine déjà un batteur avec lui depuis au moins deux ans. L’homme-orchestre qu’il était, derrière ses didgeridoos, guitare, percussions, etc, est de moins en moins orchestre. Même qu’il joue maintenant seul avec une guitare, loin de son armée d’instruments habituels. Ça change! J’ai moins aimé. Toutefois, j’ai mis ça sur la fatigue, qui était réelle, et je suis parti. Sans voir la fin.

Je crois que j’aime de moins en moins les spectacles extérieurs.

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J’irai voir ce soir, vendredi 17 juillet:
Lake Of Stew à 19h30 au Sacrilège (et en rappel à 21h30 au Bal du Lézard)
Pattern Is Movement et Pawa Up First sur le Parvis de l’Église St-Jean-Baptiste (20h et 21h30).
TMDP (23h15), Le Matos (00h) et Cougarettes (0h45) au Studio P
Une soirée donc 100% Festival OFF.

Il y a aussi:
OFF: Toy Company, soirée Harajuku à l’Agitée.

FEQ:
Scène Molson Dry: Band de Garage (19h45), les Ékorchés (20h45) et Mononc’ Serge et Anonymus (22h).
Think About Life au Cercle, à 23h.

FEQ: Jour 6

Tout le monde ne parlait que d’Indochine, hier soir. « Vas-tu voir Indochine? » et autres « Eille! Y’a Indochine à soir sur les Plaines » fusaient de partout. Même sur les ondes de CHYZ, la station de l’avant-garde! Ouais, d’accord, des millions de disques vendus et une forte influence sur la musique… mais bordel, y’avait Les Claypool au Parc de la Francophonie. Un gars qui trône parmi les meilleurs bassistes de la planète.

Toutefois, avant de faire place à la folie du bassiste de Primus, c’était Beast qui enflammait la scène. Le site bien rempli, mais pas débordant, était prêt à danser sous les beats du duo Goncalves-Bonifassi – qui devient quatuor sur les scènes. Le trip-hop a été entamé avec force, bourré d’énergie, s’emparant de la scène sans aucune gêne.

Bien que la performance de Beast soit près de l’impeccable, certaines pièces ne semblent pas tout à fait bien adaptées pour la scène et manquait ce petit quelque chose qui les démarquent sur l’album. Je ne suis pas un adepte des versions identiques aux disques, mais c’est normalement pour que la chanson ait un truc de plus. Néanmoins, ce n’est qu’un petit bémol très léger d’un gars qui écoutait plus qu’il ne dansait, comparativement à la foule enthousiaste qui a pu avoir un rappel. La musique de la bête est des plus efficaces.

Après un léger trente minutes ont embarqué la troupe de Les Claypool. De solides musiciens – percussions, batterie et violoncelle – se cachaient derrière les tuxedos et les masques leur donnant un air continuellement joyeux. Le bassiste californien aura lui-même sorti quatre instruments, parfois des plus étonnant, comme la fameuse Bassjo, un croisement entre un banjo et un basse, une conception spécialement faite suite à une demande de Claypool lui-même.

Au-delà de son jeu hallucinant sur ses basses ou sur sa contrebasse électrique, ce qui aura le plus étonné est étonnement son jeu de contrebassine, ce bâton droit armé d’une seule corde. Déguisé d’un masque de singe et se mouvant comme un singe, le roi de la basse aura fait tout un solo de contrebassine, jouant continuellement avec une clé, descendant ou remontant les notes. Je n’ai jamais vu quelqu’un jouer de la contrebassine de cette façon!

Mais il y a plus que le jeu de Claypool. Il y a ses deux percussionnistes qui nous offert un sacré jam, en solo. Il y a les relances avec le violoncelliste. Il y a toute cette ludique intelligence. On se retrouve dans un univers très différent de Primus, allant alors plus près d’un rock psychédélique tantôt, progressif ensuite ou simplement inclassable ou s’inspire d’un standard jazz. C’était beau et savoureux.

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Ce soir s’entame le OFF, en plus des spectacles présentés au Festival d’été. Là, le casse-tête commence!

FEQ:
Final Flash (20h), Plants & Animals (21h) et Patrick Watson (22h) à la scène Molson Dry.
Coeur de Pirate à l’Impérial
The Carps au Cercle.

OFF:
Fou Bar // 17h30 // Lucien Midnight / 18h30 // Julie Doiron (solo)
AgitéE // 22h // Goreflex, Spacemak3r
Casbah // 23h30 // Franz Hoft
Studio P // 21h30 // Lucien Midnight / Frank Fuller / 22h // Night Owl / 23h // Julie Doiron (band)

En passant, le OFF, c’est gratos sauf 2 exceptions, pis sont pas ce soir. Plus de détails au quebecoff.org.

FEQ: Jour 5

N’arrachez pas tous les poils de votre corps, ne faites pas exploser le site du BangBang en lançant une tonne de recherches et n’écrivez surtout pas au Dieu du web: non, il n’y a pas de retour sur le jour 4 du Festival d’Été de Québec. Malgré quelques noms intéressants, je me suis donné une soirée off.

C’était dans les soirées qui s’annonçaient belles ce soir et elle le fût. Oh que oui. Une sacrée belle soirée en compagnie de Bell Orchestre et de Beirut dans un Impérial bondé jusqu’au dernier mur. J’en suis la preuve puisque même si je suis arrivé 10 minutes avant le début du concert – donc pas retardataire, je me suis retrouvé accoté sur le mur du fond de la mezzanine!

Si j’avais encore la passion de ma jeunesse, je me serais frayé un chemin au parterre, mais ça m’énerve maintenant d’être coincé dans le monde. En haut, on n’avait pas la meilleure vue, mais on avait de la place.

Une énorme file se rendait jusqu’au coin des rues St-Joseph et Caron et les rumeurs veulent que quelques dizaines de minutes précédent mon arrivée, la file contournait presque le quadrilatère. Oui, je n’ai jamais vu un Impérial aussi plein à chaque soir les amis. Un succès boeuf le FEQ cette année!

Toujours est-il que la prestation a la qualité d’éclipser ces anecdotes propres au monde du spectacle. Bell Orchestre avait ses fans dans la salle et a su, en plus, aller chercher les fans de Beirut. Le spectateur se faisait silencieux et attentif aux riches orchestrations et envolés du groupe et récompensait ses prouesses par de chauds applaudissements. Plus encore, le spectateur – et la spectatrice aussi – était à la fois intrigué et capté par les sons que les musiciens réussissent à créer avec leurs instruments (chants de baleines, mer lointaine, saxophone psychédélique, etc). Ce qui est rare lorsque le spectateur est multiplié par plus de 1000. Le groupe l’a bien remarqué et s’est même exclamé qu’elle était la plus belle foule qu’il ait vue. La musique aux accents cinématographiques éclatée de Bell Orchestre a été un maudit bon buzz.

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Beirut

Puis la foule a littéralement explosé à l’arrivée de Beirut, groupe du prolifique jeune auteur-compositeur américain Zach Condon. Enthousiasme palpable, mais pas moins d’écoute pour autant. Le spectateur a su garder ses bonnes habitudes. L’éclaté folk de Beirut, qui pige dans la musique de l’Europe de l’est et la chanson française – notons le bon français de M. Condon et sa reprise de La Javanaise de Gainsbourg. Un amour qui poussa à deux rappels, dont deux chansons interprétées avec le Bell Orchestre – ça fait du monde sur une scène ça.

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Beirut et Bell Orchestre ensemble

Plusieurs plaisirs se pointent le nez dans un tel spectacle, dont il faut mentionner la beauté d’avoir mis ensemble ces deux formations – le seul hic est que les pièces de Beirut ont l’air très courtes après celles de Bell Orchestre. Que l’on se laisse prendre par les cuivres qui se promènent comme un vent d’automne, que l’on bat au rythme des impressionnantes percussions ou que l’on se laisse bercer par les cordes ou l’accordéon – on peut même essayer de tout prendre en même temps, pour l’oreille musclé expérimenté – qu’importe, c’est de la haute voltige et un plaisir qui est tout sauf coupable.

Finalement, alors que les musiciens nous remercie, c’est nous qui avons le goût de leur dire merci.

* Merci à mon amie Mireille Soucy d’avoir accepté de monter sur une table pour prendre les quelques photos

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Ce soir, mardi 14 juillet, une soirée étrange mais invitante au Parc de la Francophonie, la scène Molson Dry. C’est-à-dire Beast vers 20h15 et le légendaire bassiste de Primus, Les Claypool vers 21h45.
On a Pépé goes français (20h30) sur les Plaines, en première partie d’Indochine (22h).
Kodiak (19h30) et K’Naan (21h30) à la Place d’Youville.
Aussi Shout out out out out (21h) à l’Impérial… suivi d’un hommage à Daft Punk (?!).
Au Cercle, nous retrouvons CEA (23h)

Puis mercredi le 15 s’entame le OFF de Québec. Là, on va jaser fort.

FEQ: Jour 3

Déjà trois jours faits au Festival d’Été de Québec. Même qu’au moment d’écrire ces lignes, la quatrième est déjà commencée. Il y a par exemple K-OS et Matisyahu à la scène Molson Dry ou le Brian Setzer Orchestra sur les Plaines – dont les Dales Hawerchuk font la première partie. Il y également la Villa Borghese au Cercle autour de 23h30.

Hier soir, je suis allé faire un bon tour à l’Impérial et un petit tour au Cercle. Lieux habituels, quoi. J’ai débarqué dans la première salle au moment où Numéro# concluait avec ses deux dernières chansons. La foule était moyennement enthousiaste, ou du moins, dansait et s’amusait timidement. Mes espions m’auront confirmer que la foule ne s’est réveillée qu’à ces deux dernières pièces, qui étaient des pièces du premier disque. Tout le reste du programme a été pigé directement dans le second album moins bonbon, justement.

Évidemment, les spectateurs étaient surtout présents pour Girl Talk. Néanmoins, ils ont grandement apprécié et embarqué dans la musique offerte par The Heavy, qui a joué dans l’heure précédant la venue du Dj vedette. Je m’attendais à une musique plus éclaté, mais on sentait tout de même les diverses influences du groupe britannique, pigeant surtout dans le rock, le hip hop et le soul.

Certains riffs, parfois, me rappelait même les mêmes attaques que Rage Against The Machine – mais sans la rage et la distorsion. C’est une musique plus complexes que les extraits m’avaient laissés présager, mais efficace et qui a su faire danser la foule. Pas une déception, mais ni un enchantement.

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Je ne suis resté que deux chansons à Girl Talk, mais la scène était pleine de danseurs et danseuses sur la fête, idem dans la salle, projection vidéo, lancement de papier de toilette (quand même du gaspillage), etc. Bref, gros beat, grosse ambiance, grosse chaleur.

Je ne suis pas resté longtemps car, de un, je ne danse pas, et je voulais voir The Sound of Sea Animals au Cercle qui était en même temps tout juste à côté. Un rock assez rock’n’roll, mais plus british. Un bassiste des plus colorés. Une foule tranquille mais attentive. Ça ne m’a pas soufflé, mais très honnête.

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